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0154 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / Page 154 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000249
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nous les a conservées. Elles sont au nombre de trois ; chacune d'elles est
formée de quatre vers de sept mots ; dans toutes trois, le premier vers se
termine par le mot 關 ; le second par le mot 間 ; et le quatrième, par le mot
仙. La première poésie est évidemment celle qui a été composée par Li Ta-
fang lui-même :

En causant affectueusement avec un ancien ami, notre joie n'a pas eu de fin ;
Dans la nuit profonde, nous faisions avancer la mèche de la lampe parmi les
propos et les rires ;
Sans y penser j'ai pu traverser la chaîne de Keou-che ;
C'est le ciel qui m'a donné cette heureuse chance de contempler la montagne
de l'immortel.

Les deux autres poésies semblent devoir être attribuées à ce Che-lang
Touan-ming que Li Ta-fang chercha à imiter ; l'une d'elles est ainsi conçue :

Le tambour grave résonne ; les veilles de la nuit sont terminées ;
Tandis que brûlent les parfums, je suis assis les jambes croisées et, tandis que
je chante une poésie,
Je me demande si, après que le prince Tsin s'est envolé chez les immortels,
Il y aura jamais un autre homme qui reviendra habiter cette montagne.

Voici l'autre poésie :

Les pendeloques tintent au vent : la nuit pure est fort avancée ;
Il me semble entendre les notes de la flûte cheng arrêtées dans les nuages.
La monture de l'immortel d'autrefois, qui sait où elle est ?
Si elle ne se trouve pas sur la montagne T'ong, elle doit être sur la montagne
Lang.

10.

Inscriptions de l'époque des Kin et des Yuan à la source de la rivière Tsi.

Nous avons vu (p. 94) que, dès 692, le jet des dragons avait été
accompli dans le sanctuaire taoïste consacré à la source de la rivière Tsi.
Lorsque les peuples joutchen puis mongol, eurent envahi la Chine septen-
trionale, les dynasties Kin 金 puis Yuan 元 célébrèrent à plusieurs reprises
cette cérémonie ; les inscriptions qui en font foi sont nombreuses ; je com-
mencerai par rappeler celles dont les épigraphistes chinois ne nous ont
conservé que les titres.