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0031 Inscriptions de l'Orkhon : vol.1
オルホン碑文 : vol.1
Inscriptions de l'Orkhon : vol.1 / 31 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000225
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OCR読み取り結果

Au centre de la ville de Troïtskosarsk, près du bazar, on
voit une pierre de même espèce, mais plus petite, et dont les
figures sont moins bien conservées. Ici encore on remarque
un cercle, mais en relief et placé au milieu de la pierre. —
La stèle qui se trouve présentement dans la cour du temple
principal au couvent du lac Gousssinoïé, a parcouru des fi-
gures assez bien conservées, sauf sur le 4e côté, où elles
sont fortement endommagées. Il me fut aussi raconté que je
trouverais à quelques verstes du village d'Oust-Kiakhta, sur
un monticule un ababa en pierres entouré de cailloux et sur
lequel on avait vu quatre figures de cerfs sculptés.

La meilleure stèle que j'aie rencontrée dans cette région,
est pourtant celle qui se trouve sur un promontoire nommé
Sanny-miss qui s'avance sur la rive droite de l'Ondi, à mi-
chemin des stations de poste Koaljskaia et Tarabagataïskaia,
à l'Est de Verkhné-Oudinsk; elle est représentée sur tab.
66 de cet ouvrage. Tab. 65 offre une vue du champ funé-
raire: là ce monument est placé en compagnie d'une quan-
tité d'autres semblables, appelés malaks. Les tombes mê-
mes ont été construites avec des pierres posées debout et for-
mant un carré. Celle auprès de laquelle se trouvait la stèle
que je viens de signaler, a été explorée par Davidoff, et ne
renfermait rien que deux crânes et quelques restes insigni-
fiants d'ossements humains; elle avait 3¹/₄ archines de longueur,
4 de largeur et 1¹/₄ de profondeur, et la statue était debout
dans l'un des coins de la tombe.

Dans la région transbaïkalienne on trouve, outre ces car-
rés, encore des monceaux de pierres peu élevés pour la plu-
part au-dessus de la surface du sol. Ces sortes de tas, qui
varient d'étendue et de hauteur, se rencontrent fréquemment
dans le cours supérieur de l'Iénisséi. Les cercueils quadran-
gulaires de pierre se trouvent aussi sur les bords de l'Orkhon
comme de l'Iénisséi*. La troisième espèce de monuments
dans la Transbaïkalie se compose de dépôts pierreux circulai-
res, qui s'élèvent à une assez grande hauteur du sol, et ont
au centre un enfoncement. On peut les rattacher à ceux qui,
sous le nom de kercksours ou kirgis-khours c, à. d. tombeaux
kirghises, sont répandus sur toute la Mongolie, et dont nous
avons parlé plus haut.

Le seul explorateur, à peu près, qui ait examiné ces
monuments de plus près, est ce même Davidoff déjà nommé,
et il y a de cela une quarantaine d'années. Je ne puis ce-
pendant entrer ici dans les détails de ses recherches, et me
bornerai à en indiquer le résultat d'une manière générale.
Dans son ouvrage, que nous citons, il dit avoir trouvé, dans
les tombeaux fouillés par lui, des squelettes humains sans tête,
ou bien des parties de cadavre; toutes les fois qu'il décou-
vrait un squelette complet, celui-ci ne se trouvait pas dans

une position naturelle, mais paraissait avoir été mis en mor-
ceaux. Une fois un corps fut trouvé ayant encore sa tête,
mais auprès de lui il y avait encore une tête sans corps. Les
cadavres étaient le plus ordinairement dépourvus de vêtements;
il n'y avait que des lambeaux d'étoffe, ce qui fait supposer
que les cadavres étaient enterrés tout nus et écrasés par des
pierres. En général il ne trouva auprès des squelettes dans
ces tombeaux aucun des objets employés dans la vie journa-
lière*. Davidoff finit par émettre la conjecture, que les malaks
ont été érigés dans un but religieux, de même que de nos
jours les monuments appelés sabos, dont nous avons précé-
demment décrit la forme la plus simple, et qu'à cette occasion
on offrait aux dieux des sacrifices humains**.

Les recherches de Karaouloff, de Plitsine, et peut être
de quelques autres explorateurs dans la Transbaïkalie, me
sont demeurées inconnues. Le premier a opéré des fouilles
à Sélenginsk; le second a plus tard rassemblé les antiqui-
tés trouvées près de Oust-Kiakhta***. Un certain nombre
d'objets antiques, découverts dans ces contrées, sont con-
servés à Troïtskosarsk et à Irkoutsk; mais à en juger par
le catalogue déjà cité, c'est le musée de Nertchinsk qui pa-
raît posséder la collection la plus remarquable de monuments
recueillis dans la région transbaïkalienne et dans celle du
cours supérieur de l'Amour.

Je me suis étendu à dessein un peu longuement sur les
monuments transbaïkaliens. Car c'est dans ces contrées, entre
les sources de la Sélenga et de l'Amour, qu'il faut chercher
les tombeaux d'empereurs sur lesquels Fr. Hirth, les mettant
en rapport avec les inscriptions de l'Orkhon, a appelé l'atten-
tion des archéologues†. C'est aussi la seule partie du terri-
toire occupé autrefois par les Mongols, qui se prête à des re-