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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0041 |
Inscriptions de l'Orkhon : vol.1 |
| オルホン碑文 : vol.1 |
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et la parenté avec l'empereur. Cette demande fut accordée aux
mêmes conditions que celles imposées aux Doulgases en 743
pour leur alliance, savoir que le khan se déclarerait de vassal
de la Chine etc. Le khan ayant manifesté son désir d'épouser
une princesse impériale, il reçut d'abord le portrait de celle qui
lui était destinée; puis il envoya en députation sa sœur avec
50 autres femmes, pour lui amener la princesse Séne-ane.
Celle-ci devint, après le décès de son époux, la femme de cha-
cun des trois princes qui lui succédèrent, et mourut en 808,
après avoir vécu dans l'Ordo des Ouïgours pendant 21 ans.
Le khan offrit de déclarer la guerre aux Tibétains, qui étaient
maîtres du Nord-Ouest de la Chine, et furent défaits par les
Ouïgours en 791. Dans l'année 806 la capitale de l'empire
vit pour la première fois arriver dans ses murs des Mones,
c. à. d. des lamas mongols.
En 821 le khan Tchoumde aussi envoya en Chine une
députation sous la conduite de Inantchou*, dont faisaient
partie 2,000 femmes, 20,000 chevaux et 1,400 chameaux, et
chargée de demander pour lui la main d'une princesse; cette
demande fut agréée; mais parcontre le secours offert par les
Ouïgours contre les ennemis du dedans à Ordos fut refusé,
comme ayant été autrefois trop chèrement acheté. L'année
839 fut marquée chez les Ouïgours par la famine, la peste et
d'énormes masses de neige, calamités qui firent périr une quan-
tité de moutons et de chevaux, et affaiblirent considérablement
leur puissance. Dans l'année suivante, en 840, elle fut défi-
nitivement et complètement anéantie. Ils furent assaillis par
cent mille cavaliers hakasiens, qui s'emparèrent de leur capi-
tale, l'incendièrent et leur khan fut tué. La guerre contre
les Ouïgours continua les années suivantes, en 842 et 843, avec
le secours de la Chine, et l'empereur ordonna que leurs dé-
faites seraient gravées sur une pierre, qui serait placée à You-
tchéi, ainsi qu'il a été dit plus haut. — Après la ruine de leur
capitale les Ouïgours se dispersèrent de divers côtés**.
Nous voyons par le passage que nous venons de citer,
que dans cette partie du moins de l'histoire de la dynastie de
Tan, d'où nous avons tiré ce résumé relatif aux Ouïgours, il
n'est fait aucune mention du 3e monument; mais il est à pro-
ver que, les inscriptions une fois déchiffrées et leur rapport
mutuel une fois expliqué, malgré le morcellement des pierres
et la diversité des signes graphiques, il donnera lui même les
meilleurs éclaircissements sur son origine.
A cet égard nous renvoyons déjà maintenant à l'expli-
cation des inscriptions chinoises du 3e monument, que nous
devons à l'obligeance de M. G. Devéria, professeur à l'École
des langues orientales à Paris, d'après les photographies, qui
La puissance que les Hakases, qui sont les ancêtres des
Kirghises, possédaient dans l'Asie centrale, subsista jusqu'à la
naissance de la domination Kidanienne, qui s'accomplit au
Xe siècle. Les détails que nous trouvons dans l'ouvrage de
Visdelou relativement à la personne d'Apaki, le fondateur de
cet empire, sont fort intéressants. Comme ils peuvent être
mis en rapport avec le 3e monument, bien que leur exacti-
tude puisse être contestée, nous allons reproduire la notice en
question, telle qu'elle se trouve dans l'ouvrage de D'Ohsson:
On trouve, qu'en 922 Apaki, fondateur de la monarchie
des Kitans ou Léaos, campant avec son armée auprès de l'an-
cienne résidence des khans ouïgours, y fit ériger un monu-
ment de marbre, sur lequel fut gravé le récit de ses victoires,
et qu'il ordonna de repolir l'ancien monument de Pi-gha-khan
(Bouou) **, et d'y graver, en caractères khitans, turcs et chinois,
une inscription qui contenait le récit de ses grandes actions.
Or, comme nous savons, que les caractères khitans n'étaient
pas autre chose que des caractères chinois (modifiés), bien que
leur nombre se bornât à environ un millier, et que leur signi-
fication devait être différente dans l'idiome toungouso-khitane,
il est permis d'admettre qu'il s'agit ici d'un monument trilin-
gue, quand bien même il n'y a, à proprement parler, que deux
sortes de caractères. Par caractères turcs il faut, je suppose, en-
tendre les signes graphiques iénisséens ou peut-être ouïgouriens.
Près de 200 ans plus tard on voit se dresser, dans le
ténébreux chaos de l'Asie centrale, la figure gigantesque de
Tchinguiz-khan, qui appelle l'attention du monde sur lui et sur
le peuple à la tête duquel il s'était placé. Aux temps de
son fils et successeur Ogotaï, l'Orkhon et la ville de Khara-
korum, fondée par lui vers l'an 1235, devinrent le centre de
l'empire mongol. Cette ville remarquable, et la renommée dont
elle jouissait, brillèrent un certain temps comme un phare dans la
nuit. Guidés par sa lumière, des voyageurs et des savants
européens, tels que Marco Polo, Rubruquis et d'autres encore,
parcoururent en sens divers les déserts sablonneux de la Haute-
Asie. Bientôt cependant cette lumière s'éteignit, et cette ré-
gion fut de nouveau ensevelie dans une obscurité si épaisse,
que jusqu'à nos jours on ne sait pas au juste où était situé
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