National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0092 |
Southern Tibet : vol.1 |
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même contrée. Les Chinois attirent à eux les chèvres qui vivent près de leur territoire; il en
est de même des habitants du Tibet. La supériorité du musc du Tibet sur celui de la Chine
tient à deux causes . . . Il y a au Tibet des hommes qui font métier d'aller à la recherche du
musc, et qui possèdent, à cet égard, des connaissances particulières.¹
There is much more of musk than of Tibet in Suleiman's narrative, but the
musk was more important for the merchants.
IBN KHORDADHBEH, who died in 912 A. D. only mentions Tibet in the
following passages:²
Le Tibet, les contrées habitées par les Turcs, la Chine et al Mançoura, c'est-à-dire tous
les pays situés à huit degrés au delà du centre de l'orient, ont leur Kibla (l'orientation dans
la prière) très proche de la pierre noire.
Speaking of the titles of the kings of the world, he says:
Les rois des Turcs, des Tibétains et des Khazares portent tous le titre de Khákân, à
l'exception du roi des Kharlokh (tribu turque) qu'on appelle Djabghouya.
As to China he knows that it is bounded by the sea, Tibet, the country of
the Turks, and, to the west, by India.
Under the title: Source and mouths of rivers, he writes:
»Le Djaïhoun (Oxus), fleuve de Balkh, sort des montagnes du Tibet . . . Le Mihrân,
fleuve du Sind, sort des montagnes de Schikinân, et c'est proprement une branche du Djai-
houn. Une partie du royaume de l'Inde porte le nom de ce fleuve (Sind). Après avoir formé
plusieurs des rivières de l'Inde, il passe par al-Mançoura et se jette dans l'Océan oriental. —
Une personne digne de confiance qui a fréquenté les pays lointains m'a appris que le Djai-
houn est une des deux branches d'un fleuve qui sort des montagnes de la Chine et au-delà de
la Chine et qui coule sur des pierres énormes et des rochers de sorte qu'il est impossible d'y
naviguer et même de la traverser, si l'on n'y est pas accoutumé. Une des deux branches se
dirige vers le Sind, l'autre est le Djaïhoun. A trois journées de marche et demie à partir de
la séparation des deux branches, il y a sur le Djaïhoun un gué conduisant au pays des Turcs
nommés Schikinân. Les marchands partent avec leurs marchandises de la ville de Khottalân
pour un ribât (relais) dont j'ai oublié le nom, à 1 parasange de distance, où s'élève, sur les
bords de ce grand fleuve, une montagne que nul ne peut franchir sans l'aide des indigènes,
qui y sont accoutumés. Les marchands ayant fait prix avec ceux-ci pour le transport des
marchandises, ils gravissent la montagne, chaque homme chargé d'un fardeau de trente livres
(mann). Le sentier est si étroit, qu'on a juste assez d'espace pour mettre le pied. Arrivés au
sommet ils élèvent les signaux convenus entre eux et les Schikinân pour leur annoncer que
les marchands sont arrivés. Puis ils descendent, suivis des marchands, vers la rivière. A la
vue des signaux, les Schikinân traversent le fleuve avec des chameaux accoutumés au trajet, et
munis d'une escorte. Arrivés à l'autre rive, ils font un contrat formel avec les marchands pour
le transport de leurs marchandises et bagages, et ayant chargé les chameaux, ils repassent le
fleuve et conduisent les marchands sur la route qu'ils désirent prendre, les uns vers la Chine,
les autres vers Moultân. — A droite du pays des Toghozghor vers le sud demeurent les
Tibétains.
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