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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0095 Southern Tibet : vol.1
南チベット : vol.1
Southern Tibet : vol.1 / 95 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000263
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OCR読み取り結果

of meat, milk, grapes and apples. They have a great town built of reeds, with a
temple. Mohammedans, Jews, Christians, Magicians and Indians live in Tibet. They
pay tribute to the princes of Bagdad. ¹

Masudi is one of the greatest Arabian travellers in Asia and one of the most
admired authors in the Arabian language. His work is a compendium of the Arabian
knowledge of the world in his time, and of Asia he has a much fuller and clearer
idea than Ibn Khordadhbeh, though his imagination in some cases takes him a
little too far. In 912 he visited Multan and Mansurah; in 915, after meeting Abu
Said in Basra, he travelled through Fars and Kerman, entered India and probably
visited Ceylon in 916, from where he sailed to Madagascar and Oman. He seems
to have navigated along the Asiatic south coast to China. With the Caspian and
Red Sea he was familiar. He died at Fostat, old Cairo, in 956. Even for our time
he would have been called a traveller of a certain fame. But he lived and worked a
thousand years ago, and his achievements are therefore worthy of our admiration
and astonishment. The following are some extracts from his great work: Muruju-l
Zahab or Meadows of Gold. ²

Chapter IX has the title: »Renseignements généraux sur les migrations des
mers, et sur les principaux fleuves», and there an interesting passage runs thus:

L'origine des fleuves et des sources a soulevé des discussions. Selon les uns, ils pro-
viennent tous de la grande mer, c'est-à-dire de la mer d'eau douce, qu'il ne faut pas confondre
avec l'Océan. D'autres prétendent que l'eau se trouve dans la terre, comme les veines dans
le corps . . . On a cherché depuis longtemps la source, l'embouchure et l'étendue du parcours
des grands fleuves, tel que le Nil, l'Euphrate, le Tigre, le fleuve de Balkh ou Djeihoun, le
Mehran, qui arrose le Sind; le Gange, fleuve important de l'Inde, . . . . . El-Djahez prétend
que le Mehran (Indus), fleuve du Sind, provient du Nil, et donne comme preuve l'existence des
crocodiles dans le Mehran. J'ignore où il a été chercher un pareil argument. Il a avancé
cette thèse dans son livre des Grandes villes et des merveilles de la terre. C'est un excellent
travail; mais l'auteur, n'ayant pas navigué, ni assez voyagé pour connaître les royaumes et
les cités, ignorait que le Mehran du Sind sort de sources bien connues, situées dans la haute
région du Sind, le territoire de Kanoudj, le royaume de Baourah, les pays de Kachmir, de
Kandahar et de Tafen, et qu'il entre ensuite dans le Moultan, où il reçoit le nom de Mehran
d'or, . . . Le Mehran, après avoir traversé le pays d'el-Mansourah, se jette dans la mer de
l'Inde . . . . ³