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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0217 Southern Tibet : vol.3
南チベット : vol.3
Southern Tibet : vol.3 / 217 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000263
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OCR読み取り結果

and Tatars. All the riding men were armed. There was also an escort of 500
Chinese and Tartar soldiers accompanying to the Tibetan frontier. »Quel étonne-
ment pour ces vastes et silencieux déserts, de se voir à tout coup traversés par une
multitude si grande et si bruyante.»¹

From Koko-nor the caravan marched to the west, »turning perhaps a little to
the south». After six days they had to cross the Pouhain-Gol, »rivière qui prend
sa source aux pieds des monts Nan-Chan, et va se jeter dans la mer Bleue. Ses
eaux ne sont pas très-profondes, mais étant divisées en douze embranchements très-
rapprochés les uns des autres, elles occupent en largeur un espace de plus d'une
lieue». He gives a very graphic description of the passage, which was performed
»admirably well», but not without difficulty. Two yaks were drowned and a man
broke his leg.

PRSHEVALSKIY gives quite a different description of the river and, although he
corroborates the statement that the river comes from Nan-shan, he has thrown some
rather strong and very unjust doubt on Huc's reliability.² He writes the name
Boukhain-Gol which is correct and means »the river of the yaks». Prshevalskiy says:

»Dans son cours inférieur, au point où passe la route du Thibet, cette rivière est large
d'environ cinquante sagènes et partout guéable. Sa profondeur en certaines endroits ne dé-
passe pas deux pieds et n'est jamais importante. Grand donc fut notre étonnement en nous
rappelant la description que fait le père Huc de ce Boukhain-Gol et de sa terrible traversée
des douze bras du fleuve avec la caravane qui se rendait à Lhassa . . . — Cepenenат il n'existe
qu'un seul bras au point où passe la route du Thibet; encore n'est-il rempli qu'à l'époque des
pluies. La rivière est toujours si basse qu'à peine un lièvre pourrait s'y noyer; un pareil ac-
cident est inadmissible pour un animal aussi grand et aussi fort que le yak. Au mois de mars
de l'année suivante nous séjournâmes un mois entier sur les rives du Boukhain-Gol, que nous
traversions souvent dix fois pendant une seule excursion de chasse.»

To Huc's pretended observation of the tides in Koko-nor, Prshevalskiy says:³
»J'ai voulu me rendre compte de la véracité de cette assertion en plantant des jalons
et j'ai pu ainsi me convaincre qu'elle était complètement dénuée de fondement. En
général, à partir du Koukou-Nor tout ce qu'avance ce missionnaire est entièrement
erroné; j'en ai eu la preuve bien souvent.»

RICHTHOFEN has made a very fine and learned analysis of Huc's itinerary.⁴
He does not find much geographical matter in the book, as the people, their life and
religion, as well as his own personal adventures, seemed to occupy too much of
Huc's attention. Richthofen shows that Huc crossed Bukhain-gol much farther to
the west than Prshevalskiy. I would add that the river, even at the same season,