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0062 Southern Tibet : vol.8
Southern Tibet : vol.8 / Page 62 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000263
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As we have already made the acquaintance of the routes across the *Ts'ung-ling* through the corresponding statements of the Pei-shih (above p. 21), it only remains to point out in every case their situation on the map. But Sung Yün brings so many in- telligent observations regarding the nature of the mountains and their inhabitants, that it is worth while to quote word by word the most important parts of his text as it is translated by CHAVANNES, and to add the necessary explications in notes. We begin with *Khotan* as a starting point:

Le vingt-neuvième jour du septième mois de la deuxième année chen-kouei (519), (Song Yun) entra¹ dans le royaume de *Tchou-kiu-po*²; les habitants demeurent dans les montagnes; les cinq sortes de céréales y sont fort abondantes. La nourriture (des gens de ce pays) consiste en blé mêlé à du levain; ils ne permettent pas de tuer (les animaux) et, quand on mange de la viande, c'est d'un animal mort naturellement. Leurs mœurs et leur langage ressemblent à ceux de Yu-t'ien (Khotan); leur écriture est la même que celle des P'o-lo-men (Brahmanes-Hindous). Les limites de ce royaume sont telles qu'on en peut faire le tour en cinq jours de marche.

Au début du huitième mois (519), (Song Yun) entra sur le territoire du pays de *Han-p'an-t'o* (Tach- kurgane.³ Après avoir marché vers l'ouest pendant six jours, il fit l'ascension des *monts des Oignons* (Ts'ong-ling)⁴; puis, marchant encore vers l'ouest pendant trois jours, il arriva à la ville de *Po-yu*.⁵ Trois jours après, il arriva aux montagnes *Pou-k'o-yi*.⁶ Cet endroit est extrêmement froid; été comme hiver, la neige y reste accumulée. Dans les montagnes se trouve un lac; un dragon venimeux y demeurerait.⁷

In connection herewith Sung Yün tells a Buddhist legend of a *Dragon Lake* the situation of which must needs remain problematic. Then he continues:

A partir de là, en allant vers l'ouest, le chemin dans la montagne est oblique et incliné; les escarpements périlleux s'étendent sur une longueur de mille li; les falaises suspendues (dans les airs) s'élèvent à une hauteur de quatre-vingt mille pieds; des obstacles qui atteignent jusqu'au ciel, c'est en vérité là qu'il s'en trouve; le *T'ai-hang*⁸ et *Mong-men*⁹, par comparaison avec cela, ne sont point périlleux; la passe *Hiao*¹⁰ et le versant de *Long*¹¹, si on les compare à ceci, sont unis. A partir du moment, où on est entré dans les *monts des Oignons* (Ts'ong-ling), à chaque pas on s'élève graduellement; il en est ainsi pendant quatre jours et alors on atteint le sommet; il semble que, par rapport à la plaine, on soit là vraiment à mi-chemin du ciel. Le royaume de *Han-p'an-t'o* (Tach-kourgane) est