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0076 Southern Tibet : vol.8
Southern Tibet : vol.8 / Page 76 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000263
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a environ mille li de l'est à l'ouest, et cent li du sud au nord. Dans la partie la plus étroite, elle n'a pas plus de dix li de large. Elle est située entre deux montagnes neigeuses. C'est pourquoi il y règne un froid glacial et un vent violent. La neige y tombe au printemps et en été; jour et nuit, le vent tourbillonne avec fureur. Le sol est imprégné de sel et couvert d'une multitude de petites pierres. Les grains et les fruits n'y réussissent pas, les plantes et les arbres sont rares et clair-semés. On arrive bientôt dans des déserts incultes où l'on ne trouve aucunes traces d'habitants. Au centre de la vallée de Po-mi-lo (Pamir), il y a un grand lac de dragons (Nāgahrada), qui a environ trois cents li de l'est à l'ouest, et cinq cents li du sud au nord. Il est situé dans l'intérieur des grands Tsong-ling et au centre du Tchen-pou-tcheou (Djamboudvīpa). Le bassin de ce lac est excessivement élevé; ses eaux sont pures et claires comme un miroir; personne n'en a pu sonder la profondeur. Elles ont une couleur noir-bleue et une saveur douce et agréable. Dans leurs abîmes, habitent des squales, des dragons, des crocodiles et des tortues; à leur surface, se promènent des canards, des oies sauvages, des grues, etc.... A l'occident du lac, sort un large courant qui, du côté de l'ouest, arrive jusqu'aux frontières orientales du royaume de Ta-mo-si-f ie-ti (Tamasthiti?)¹, se joint au fleuve Po-tś ou (Vakchou-Oxus), et coule vers l'ouest. C'est pourquoi, à droite de ce lac, toutes les eaux coulent vers l'occident.

A l'orient du lac, sort un large courant qui se dirige au nord-est, arrive jusqu'aux frontières occidentales du royaume de Kie-cha (Kachgar), se joint au fleuve Si-to (Sītā), et coule vers l'orient. C'est pourquoi, à gauche de ce lac, toutes les eaux coulent vers l'orient. Après avoir franchi une montagne, au sud de la vallée de Po-mi-lo (Pamir), on rencontre le royaume du Po-lo-lo (Bolor), d'où l'on tire beaucoup d'or et d'argent; l'or est rouge comme le feu. — En partant du milieu de cette vallée, sur toute la route du sud-est, il ne rencontra aucun village. Il gravit des montagnes, marcha à travers des précipices, et ne vit partout que des montagnes de glace et de neige. Après avoir fait environ cinq cents li, il arriva au royaume de Khie-pouan-f o².

Of this latter kingdom Hsüan-chuang says:
Dans les anciens temps, ce royaume était une vallée déserte, situé au milieu des monts Tsong-ling.
And finally he gives us the following alpine description:
Au nord-est d'un grand rocher il franchit des passages de montagne, marcha à travers des précipices, et, après avoir fait environ deux cents li, il arriva à la maison de bienfaisance appelée Pon-jang-che-lo (Pounyaçālā). — Au centre de quatre montagnes, qui font partie de la chaîne orientale des monts Tsong-ling, il y a un terrain qui a environ cent k'ing (mille arpents chinois). Au milieu, comme au bas, on y voit, en été et au printemps, d'énormes amas de neige, et il y règne des tourbillons de vent et un froid glacial. Les champs sont imprégnés de sel; les grains n'y réussissent pas. Les arbres manquent complètement, et l'on ne voit que quelques herbes chétives. Même à l'époque des grandes chaleurs, il y a beaucoup de vent et de neige. A peine les voyageurs sont-ils entrés, qu'ils se trouvent au milieu des vapeurs et des nuages. Les marchands qui vont et qui viennent souffrent cruellement dans ces lieux difficiles et dangereux.³ — En partant de ce pays (Khie-pouan-to), a l'est, il descendit de la chaîne orientale des monts Tsong-ling, gravit des passages dangereux, traversa des vallées profondes, et suivit des sentiers pleins de précipices. Assailli tour à tour par le vent et la neige, il fit environ huit cents li, sortit des monts Tsong-ling, et arriva au royaume de Ou-cha.⁴

Finally we learn that the kingdom of Wu-sha has the river Hsi-to, Sītā or Tarim, to the south; that 200 li west of the capital is a great mountain with a stupa on the top of