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0247 Southern Tibet : vol.9
Southern Tibet : vol.9 / Page 247 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000263
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familles). Le premier fut mis à Cha-culh-ko, le second à Nai-tchou, le troisième à Lo-szu-
touau, et le quatrième à Pie-szu-ma.² On créa dix-sept autres dignités ou chambres du
titre de Thsian-hou-fouo etc. (c'est-à-dire, qui gouverne mille familles). Ceux qui furent
nommés pour Chefs de ces mille familles, furent placés, le premier à Tho-kan-szu, le
second à Latsoung, le troisième à Po-ly-kia, le quatrième à Tchhang-ho-si-la, le cinquième
à Tho-pa-tsan-soun, le sixième à Kia-pa, le septième à Tchao-yé, le huitième à Na-tchou,
le neuvième à Loun-ta, le dixième à Kouo-yeou, le onzième à Cha-ly-ko-ha-szu, le douzième
à Po-szu-kia-szu-thoung, le treizième à Sa-ly-tou-culh-kan, le quatorzième à Thsan-pou-lang,
le quinzième à La-tsou-ya-la, le seizième à Y-ly-pa, le dix-septième à Kouo-tsé-lou-soun.³
On fit outre cela des réglemens, suivant lesquels les trois Princes Tchhau-houa-ouang,
Tsan-kiao-ouang et Fou-kiao-ouang, pouvaient envoyer leur tribut par le Szu-tchhouan ou
par le Chen-sy. Le nombre des hommes qui pouvaient entrer à la Chine, chaque fois que
ces princes envoyaient le tribut, était ou de cent, ou seulement de cinquante, à leur volonté.
Le Ta-pao-fa-ouang et le Ta-cheng-fa-ouang envoyaient chacun dix Lamas pour chaque Am-
bassade. Tous les autres Princes ou chefs de horde qui voulaient envoyer, devaient se pour-
voir, dans le Temple dit Tsé u-ngen-szu 慈 愍 寺, de deux Lamas pour être à la tête de
chacune de leurs Ambassades. Ils pouvaient entrer dans la Chine par Ly-tcheou⁵ ou par
Thian-tsiuan⁴ du Szu-tchhouan ou bien par Thao-tcheou⁵ du Chen-si. De Tchhang-ho,
Si-yu et Thoung-ning-yuen⁶ on envoyait chaque année une Ambassade, et chacune n'était
composée que de cinquante ou toute-au-plus de soixante personnes. Elles entraient à la
Chine par Ya-tcheou⁷ du Szu-tchhouan. De Tho-kan-szu et de Toung-hou-khanhhou, on
envoyait aussi une fois chaque année. Des Envoyés entraient en Chine par Ya-tcheou.
Ceux de Ouei-mao⁸, de Soung-phan⁹, du Kin-tchouan 金 川, de Tsa-kou¹⁰, de Ta-szu-
man et d'autres peuples d'au-delà des frontières du Szu-tchhouan, pouvaient envoyer une
fois de trois ans en trois ans. Des temples situés dans le pays de Thao-tcheou et de
Min-tcheou¹¹ on envoyait une fois chaque année. Des différentes hordes voisines on en-
voyait une fois de deux en deux ans. On ne permettait pas que ces Ambassades fussent
composées de plus de cent personnes, et de moins de dix; mais qu'il y en eût cent ou
seulement dix, il n'y en avait jamais que dix qui venaient à la Cour, les autres étaient
obligées d'attendre sur les frontières que leurs Compagnons fussent de retour, pour se
rendre ensuite tous ensemble dans les lieux d'où ils avaient été envoyés.
La quatrième année de Houng-ou (en 1371) on établit à Thao-tcheou-ouei un Tribunal
qui eut le nom du Kiun-min-tchi-hoei-chy-szu, et auquel on attribua une juridiction très
étendue, tant pour ce qui avait rapport au militaire, que pour les autres affaires, qui con-
cernaient le gouvernement des peuples qui sont sur les frontières.
La onzième année de Houng-ou (en 1378), on établit à Min-tcheou-ouei un autre
Tribunal général du titre de Tou-tchi-hoei-chy-szu. Outre cela, on en établit un particulier