国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0032 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 32 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

au sud de Gilgit, il a tracé entre les deux une ligne droite laissant la
première au nord et la seconde au sud, et l'a continuée jusqu'aux
monts Émodes ou Himalaya; de cette manière, son Imaos correspond
aux montagnes du Kafiristân et du Tchatrar et à celles qui s'étendent
au sud du cours supérieur de l'Indus. C'est ainsi que le Baltistân
peut être compris dans le pays des Saka aussi bien que le Tchatrar et
le Kandjout.

Il ressort, en somme, du texte de Ptolémée, que ces prétendus Saka
par excellence étaient simplement une collection de tribus barbares,
reculées et peu connues, que pour ce fait on jugeait inutile de dis-
tinguer par leurs noms particuliers, et qu'on continuait à désigner
sous ce terme vague de Saka appliqué jadis à l'ensemble des na-
tions scythes. Leur séjour était cette région du Pamir peu accessible
et restée mystérieuse jusqu'à une époque récente, habitée encore
aujourd'hui par une collection de tribus barbares, peu connues, que
nous désignons sous le terme vague de Tadjik, appliqué jadis à
l'ensemble des populations autochtones de la Transoxiane. On peut
objecter que le témoignage de Ptolémée est trop récent, que près
de trois siècles avant lui une invasion de Turcs Yué-tchi s'était pro-
duite qui avait modifié l'ethnographie du pays. En règle générale, il
faut se garder d'attacher à toutes ces invasions et migrations de peu-
ples une importance qu'elles n'ont point. Partout où nous pouvons
étudier avec détail et précision un phénomène de ce genre, nous
voyons que, s'il a une influence considérable au point de vue de la
politique et du développement de la civilisation, il n'en a qu'une très
restreinte sur la distribution des races. Dans le plus grand nombre
des cas, il s'agit moins du changement de demeure d'un peuple entier
et de la substitution dans une contrée d'une nation à une autre que
de l'émigration d'une famille royale ou d'un chef de parti, d'une en-
treprise de brigandage de proportions plus ou moins grandes et de la
substitution, dans un palais ou sous une tente, d'une dynastie à une
autre. La transformation de l'état ethnique d'un pays ne s'opère pas
en un jour. Il faut, pour l'accomplir, l'immigration patiemment pour-