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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0042 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 42 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

des positions et des distances ferait plutôt voir dans la première
Khouldja et Cha-tcheou dans la seconde, laquelle est d'ailleurs con-
sidérée par Ptolémée comme hors de la Scythie et par conséquent
du Turkestan. Dans cette dernière hypothèse, Issédon scythique cor-
respondrait à l'une des villes des Ou-soun et la nation des Issédons à
une partie au moins des anciens Yué-tchi. Quoi qu'il en soit, on ne
saurait s'appuyer sur des bases aussi fragiles pour échafauder une théo-
rie quelconque; et la seule chose que l'on puisse tirer de l'examen des
documents grecs et latins, c'est que les anciens habitants du Turkestan
oriental n'étaient non plus que les modernes connus sous une déno-
mination ethnique commune à tous. Pour les Grecs, c'étaient des
Scythes, expression qui nous renseigne aussi peu sur leur race que
l'expression chinoise de Si yu, la contrée d'Occident, puisque parmi
les Scythes il y avait aussi bien des Slaves que des Iraniens et des
Finnois. Comme les Perses appelaient Saka tous les Scythes, on peut
dire que le bassin du Tarim était peuplé autrefois de Saka; mais alors
il ne faut pas s'imaginer avoir résolu la question parce qu'à un mot
hellénique on en a substitué un iranien.

Pour divisée que cette antique population du Turkestan oriental
ait toujours été en groupes distincts et pour inconnue qu'en soit l'o-
rigine, quelques témoignages précis permettent cependant d'affirmer
l'existence d'une certaine unité ethnique dans le pays entier dès une
époque très reculée et de déterminer à quelle race appartenaient
les hommes qui y vivaient. Après avoir dit qu'ils étaient agriculteurs
et demeuraient dans des villes ou villages, les Annales des premiers
Han ajoutent que leurs coutumes ne ressemblaient ni à celles des
Hioung-nou, ni à celles des Ou-soun. Ils n'étaient donc ni Turcs, ni
Finnois. Il ne s'agit pas ici, en effet, de cette différence de mœurs qui
se manifeste nécessairement entre un peuple sédentaire et un peuple