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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0056 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 56 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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pole. Vingt ans plus tard, le La-dag retomba au pouvoir de Lha-sa et les
Tibétains, s'alliant aux Turcs et aux Arabes, qui venaient de conquérir
le Transoxiane, pénétrèrent jusqu'à Kâchgar. Mais le général arabe
Kouteyba-ibn-Mouslim ayant dû se retirer précipitamment en appre-
nant la mort du khalife Ouélid, l'expédition échoua complètement
(715)¹. La Chine fut alors à l'apogée de sa puissance en occident, elle
étendit son protectorat jusqu'sur le Ferghânah, sur Tâchkent et même
un instant sur Samarkand, elle exigea le tribut du La-dag et la tran-
quillité régna pendant quelques années entre Tourfân et Khotan. Cet
état de choses fut fortement ébranlé par la rébellion de An-Lou-chan,
général chinois d'origine turque, qui, en 756, s'empara de la capitale
de l'Empire. La dynastie des T'ang ne fut sauvée que grâce au concours
des nomades de race turque, des villes du Ngan-si et du khalife arabe.
La rébellion réprimée, les Tibétains, qui l'avaient soutenue, profitèrent
de ce que l'Empereur avait dû dégarnir les forteresses de la frontière
pour envahir le Chen-si, d'une part, où ils saccagèrent Si-ngan-fou en
763, et la Kachgarie d'autre part. Nous ne savons à quelle époque
exacte ils reparurent en ce dernier pays, mais en 790 nous les trou-
vons à Pé-t'ing (Ouroumtchi), où ils battent les Hoei-hou ou Ouigour,
alliés des Chinois. La défaite qu'ils subirent l'année suivante n'eut sans
doute point de conséquences, car ce ne fut qu'après 860 qu'ils furent
chassés définitivement de Tourfân et de Bougour. Il est donc à peu