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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0081 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 81 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

gros comme des hérissons¹, qui rendirent de signalés services à leurs
dévots. Le culte naturaliste se combinait avec celui des ancêtres. Les
rois surtout étaient honorés après leur mort; on élevait un temple sur
leur tombe dans le désert et on leur offrait des sacrifices². De rares
vestiges subsistent encore de cette religion primitive, qui se rapproche
autant de celle des anciens Chinois et de ce que nous appelons impro-
prement le chamanisme³ que des plus vieux cultes indo-européens.
Nous n'en connaissons pas assez les détails pour en démêler le rôle
social; mais l'on peut affirmer hardiment que la majorité du peuple
lui était attachée. Les trois autres religions, le mazdéisme, si toutefois
il en subsistait quelque chose, le manichéisme et le christianisme nes-
torien, n'étaient pratiquées que par une assez infime minorité. Tout ce
que nous en savons, c'est qu'il y eut un évêché à Kâchgar, qu'au
Xᵉ siècle, selon Ibn-Khordâdbeh, les Tokouz Ogouz étaient en partie
madjous (manichéens) et en plus grande partie zénâdikeh (bouddhistes)⁴,