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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0120 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 120 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

dimension, généralement cuits et vendus par des boulangers. Les pains
de froment affectent deux formes, les uns sont ronds, bombés, avec
un trou au milieu, les autres sont très plats et très minces. Les meil-
leurs sont ceux de Yangi Hiçár, ils sont excellents. Je ne crois qu'il y
en ait nulle part de plus mauvais qu'à Yârkend, quoique la farine y
soit tout aussi bonne; cela tient à la moindre habileté des boulangers
et pour une part aux ingrédients, anis et coriandre, qu'on met dans la
pâte. Les petits pains de maïs, assez souvent préparés à la maison,
sont quelquefois assaisonnés d'oignons et de graisse. Avec la farine de
blé on fabrique aussi des espèces de macaroni ougra ou lóman. Le
riz, qui est en quelque sorte la céréale noble, entre pour une propor-
tion beaucoup plus faible dans l'alimentation publique. La viande est
également une denrée de luxe; toutefois il n'est guère si pauvres gens
qui n'en mangent au moins une fois la semaine. La chair du mouton
est la plus estimée, mais on vend une grande quantité de viande de
bœuf ou de vache, qui est moins chère, plus dure et moins succulente.
Les chevaux fourbus, réduits à la dernière extrémité, que les bouchers
achètent moyennant 14 ou 15 francs et débitent à bas prix, fournissent
un élément important à la nourriture des basses classes. A la différence
des Chinois, les indigènes mangent très peu de volaille. En fait de
légumes ce sont les oignons qui sont le plus en faveur, puis viennent
les carottes et les navets, les pois secs (mâch) et les citrouilles; les
pommes de terre, divers légumes chinois comme les pétsai (choux) et
les palak sont connus, mais pour ainsi dire inusités. On consomme
beaucoup de fruits, surtout des abricots, des mirabelles, des melons, des
pastèques, des raisins, des amandes, des pistaches, et, en plus petite
quantité, des grenades, des noix, des pommes, des poires. Tous ces
fruits sont de bonne qualité, hormis les poires qui ne valent rien. On
se sert, pour assaisonner les mets, de graisse de mouton, qui est malheu-
reusement rare parce que les moutons du pays n'ont pas de grosses
réserves de graisse comme ceux de l'ouest, de beurre (máskali yágh)
qui vient des montagnes, conservé dans des outres de peau et a en
général un goût de rance fort prononcé, enfin et principalement