国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0129 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 129 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

CHAPITRE VII

LA FAMILLE. — LA CONDITION DES FEMMES. — L'ÉDUCATION DES
ENFANTS. — DIVERTISSEMENTS ET COUTUMES DIVERSES RELA-
TIVES A LA VIE PRIVÉE.


Il est peu de pays où la famille soit plus faiblement constituée que
dans le Turkestan oriental et il y a bien longtemps que le mariage s'y
conclut et s'y dissout avec une égale facilité. Il n'est peut-être pas une
région en Asie où les mœurs soient plus relâchées et où, en même
temps, les femmes aient plus d'indépendance et d'influence, où l'on
rencontre à la fois moins de dignité et plus de douceur dans la vie
privée.

Un des traits distinctifs du mariage tel qu'il est pratiqué dans cette
contrée est l'absence de dot, aussi bien de la dot comme nous l'enten-
dons que de la dot appelée kâlyn par les Turcs, qui consiste en une
indemnité payée par le jeune homme ou sa famille au père de la femme.
Ce n'est pas à dire que le kâlyn, en usage chez les Turcs, les Mongols,
les Chinois, n'ait jamais existé dans le Turkestan oriental. Il est connu
des Sartes de Transoxiane, mais il commence à tomber en désuétude
parmi eux et tend de plus en plus à se confondre avec le simple paie-
ment par la famille du fiancé du trousseau de la femme et des frais de
la noce. Il est possible que la pauvreté plus grande de leurs voisins de
l'est les ait détournés plus tôt de la coutume du kâlyn, qui entraîne sou-
15