国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
|
|
カラー画像サムネイル -
目次 -
ページ番号 -
書誌情報(メタデータ) -
キャプション -
カラー画像 -
白黒高解像度画像 -
見開きページ -
グラフィック -
| 0151 |
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 |
| 1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2 |
引用情報
OCR読み取り結果
offrant la pipe à eau chargée ou de menues friandises. Tel est le grand
divertissement de l'hiver, car, au rebours de ce qui se passe chez nous,
on réserve les courses à la saison fraîche afin de ménager les chevaux.
La chasse est un exercice auquel on se livre peu. C'est plaisir de
grands seigneurs. Les beks réunissent quelquefois leurs hommes et
quelques amis et s'en vont tous à cheval dans le désert ou dans la forêt
le long du fleuve poursuivre les gazelles et les lièvres. Ce sont des
prétextes à promenade en joyeuse compagnie plutôt que de véritables
parties de chasse. On se sert de faucons apprivoisés; la possession
d'un faucon et de son fauconnier est, comme dans notre moyen âge,
une marque de seigneurie, mais personne n'en a le privilège exclusif.
Je ne parlerai pas des spectacles des saltimbanques qui sont pure-
ment chinois, quoique les troupes soient composées de musulmans
indigènes; mais les directeurs sont chinois (V. t. I, pl. VI). La
foule prend un grand plaisir à les voir; toutefois les représentations
ne sont jamais organisées que par les fonctionnaires du gouvernement
impérial ou par les marchands de Chine. Le clergé tient ces spectacles
comme suspects, et, en effet, ils sont profondément empreints de su-
perstitions païennes. Ce sont, en somme, dans leur principe, des céré-
monies destinées à chasser les mauvais esprits et à rendre les bons
propices.
Les jeux de hasard (koumâr, de l'arabe قمار), comme les dés ou
les cartes, ont d'assez nombreux adeptes, moins cependant qu'en
Chine et au Tibet. Ils sont en usage surtout dans les villes et parmi les
gens de la dernière catégorie. L'administration chinoise les interdit
sévèrement, mais cela n'empêche pas les amateurs de jouer au milieu
de la rue. Il leur suffit de ne pas se montrer dans le champ visuel d'un
mandarin sérieux, et ce n'est guère qu'en cas de rixe qu'ils se font
appréhender et condamner à porter la cangue un jour ou deux.
J'arrive maintenant au divertissement favori des indigènes, la mu-
sique et la danse, dont ils ont été friands de tout temps. Hiouen Ts'ang
nous dit qu'à Koutcha comme à Khotan le goût de ces arts était très
développé, Ouang Yen Té rapporte que les gens de Tourfan aimaient
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
32
.
.
.
.
|
.
.
.
.
42
.
.
.
.
|
.
.
.
.
52
.
.
.
.
|
.
.
.
.
62
.
.
.
.
|
.
.
.
.
72
.
.
.
.
|
.
.
.
.
82
.
.
.
.
|
.
.
.
.
92
.
.
.
.
|
.
.
.
.
102
.
.
.
.
|
.
.
.
.
113
.
.
.
.
|
.
.
.
.
124
.
.
.
.
|
.
.
.
.
134
.
.
.
.
|
.
.
.
.
144
.
.
.
.
149
150
151
152
153
154
.
.
.
.
|
.
.
.
.
164
.
.
.
.
|
.
.
.
.
174
.
.
.
.
|
.
.
.
.
184
.
.
.
.
|
.
.
.
.
194
.
.
.
.
|
.
.
.
.
205
.
.
.
.
|
.
.
.
.
217
.
.
.
.
|
.
.
.
.
229
.
.
.
.
|
.
.
.
.
239
.
.
.
.
|
.
.
.
.
249
.
.
.
.
|
.
.
.
.
259
.
.
.
.
|
.
.
.
.
269
.
.
.
.
|
.
.
.
.
279
.
.
.
.
|
.
.
.
.
289
.
.
.
.
|
.
.
.
.
299
.
.
.
.
|
.
.
.
.
309
.
.
.
.
|
.
.
.
.
319
.
.
.
.
|
.
.
.
.
329
.
.
.
.
|
.
.
.
.
339
.
.
.
.
|
.
.
.
.
349
.
.
.
.
|
.
.
.
.
359
.
.
.
.
|
.
.
.
.
369
.
.
.
.
|
.
.
.
.
379
.
.
.
.
|
.
.
.
.
389
.
.
.
.
|
.
.
.
.
399
.
.
.
.
|
.
.
.
.
409
.
.
.
.
|
.
.
.
.
419
.
.
.
.
|
.
.
.
.
429
.
.
.
.
|
.
.
.
.
439
.
.
.
.
|
.
.
.
.
449
.
.
.
.
|
.
.
.
.
459
.
.
.
.
|
.
.
.
.
469
.
.
.
.
|
.
.
.
.
479
.
.
.
.
|
.
.
.
.
489
.
.
.
.
|
.
.
.
.
499
.
.
.
.
|
.
.
.
508
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics(国立情報学研究所)
and
The Toyo Bunko(東洋文庫). All Rights Reserved.
本ウェブサイトに掲載するデジタル文化資源の無断転載は固くお断りいたします。