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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0194 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 194 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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après le maïs et le froment, est le coton (kaïbaz كيبز), qui se trouve
partout et constitue le produit agricole le plus considérable de certains
cantons, comme par exemple, de Youroungkâch. Le climat lui est très
propice et l'exploitation en pourrait être étendue et perfectionnée avec
le plus grand fruit. Il faut cependant que l'eau descende à temps des
montagnes; en 1892 le retard de la crue des rivières a causé un dom-
mage particulièrement sensible aux plantations de coton, dont le prix
augmenta d'un tiers. Lorsque la récolte est satisfaisante le coton brut
se vend de 95 à 109 francs le quintal. Il est presque entièrement
employé sur place, on ne l'exporte que si le cours en est exceptionelle-
ment élevé dans une autre oasis ou à Andidjan.

Mentionnons enfin les plantes tinctoriales et pharmaceutiques :
la garance, l'ourédan (اوردان), la mauve (karagul), le sophora
(toukhoumak توخوماك), l'ousmah (اوسمه), le henné (احنا), le pavot
(kouknâr), le ricin (inekpichté اينالديشي), la moutarde (kytchi قيچي), etc.

En résumé le sol arrosé du Turkestan chinois est apte à des cultures
très variées et donne des récoltes fort abondantes qui lui permettent de
nourrir une population agricole extrêmement dense. L'oasis minuscule
de Yâcylghoun, près de Nia, contient neuf hectares et demi de terre
arable et alimente douze familles ; chaque famille possède donc moins
de 80 ares en moyenne. L'oasis d'Oytoghrak s'étend sur une surface de
265 hectares sur laquelle vivent cent-vingt familles, ce qui donne à
chacune 220 ares dont la moitié en jachère. L'oasis de Khotan, qui en
y comprenant le canton de Sampoula, mesure 186 kilomètres de tour
et environ 1,300 kilomètres carrés, dont il conviendrait de défalquer
quelques sablonnières et quelques marécages disséminés çà et là, nourrit
un habitant par hectare.

L'agriculture n'a point cessé d'être assez rémunératrice. Un hectare
de bonne terre se paye à Khotan 700 francs et porte une moisson de
blé qui se vend 97 fr. 50 ; si l'on déduit 9 fr. 75 pour le prix des semences,
il reste 87 fr. 75 de revenu brut. C'est donc du 12,5 pour 100.
Depuis que la crise agricole sévit en France on estime que la terre