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0196 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
Scientific Mission to High Asia 1890-1895 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / Page 196 (Color Image)

Captions

[Figure] FIG.14 Sickle made in Khotan.Faucille fabriquée à Khotan.

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doi: 10.20676/00000197
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pourrait donner avec une exploitation plus savante et surtout avec
un meilleur aménagement de l'irrigation. J'ai vu à Sampoula un vaste
espace recouvert par les sables qui était cultivé avant Yakoub Bek,
que les malheurs de la guerre et les lourdeurs de l'impôt ont
fait abandonner et qu'il serait très aisé de restituer à l'agri-
culture. Il y a plus d'un exemple analogue de terres autrefois
fertiles et devenues la proie du sable par la faute de l'homme.
Il y a bien des étendues stériles, qui l'ont toujours été, et que de bons
travaux hydrauliques rendraient propres à porter des moissons, car si
peu abondante que soit l'eau il y en a plus
encore qu'on n'en use. Il suffirait de co-
lons déterminés pour accroître dans des
proportions considérables l'oasis de Tcher-
tchen aux dépens des forêts qui l'avoisin-
ent, la rivière étant une des plus impor-
tantes du Turkestan. On ne voyage jamais
longtemps dans ce pays, qu'on se repré-
sente comme absolument desséché, sans
rencontrer des marécages souvent très
vastes, nids à roseaux, à moustiques et à
fièvre, qu'un bon drainage changerait en
prairies ou en terres cultivées; on en voit
tout le long du Tarim spécialement au nord
et près du Lob nor, à Balyklyk, dans les
environs de Nia et du tombeau d'Imâm Djafar, à Chiver langar à
vingt-quatre kilomètres à l'ouest de Kéria, dans l'intérieur même des
oasis de Kéria, de Khotan, de Yarkend. En des endroits où rien
n'apparaît aux regards que le sable, aride et sans vie, il suffit de creuser
à quelques mètres de profondeur pour atteindre la nappe d'eau cachée
sous la couche superficielle. Quand on se rend de Kara say à Nia,
quarante minutes avant d'arriver en cette dernière oasis, on aperçoit au
milieu du désert de cailloux et de dunes, loin de toute rivière, un coin
de terre qui, il y a trente ans, était aussi stérile que le sol d'alentour,