国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0234 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 234 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

Autrefois il existait d'autres routes régulièrement suivies dont il ne
reste plus guère que le souvenir. L'une menait de Khotan ou de Kéria
à Lé par Polour, Gougourtlouk, la source du Kéria daria, le lac Soum-
dji tso déjà fréquenté par les Tibétains qui viennent chercher le sel
et paissent leurs troupeaux dans les environs, le Ko-né tso, Nyag-dzou,
le Gyou la¹ et le Tchang la. Nous l'avons faite en 1892. De Kéria à Lé
elle mesure 760 kilomètres. C'était la voie la plus rapide entre la
Chine et le Kachmir. Présentement la section de cette route qui monte
de Polour à Gourgoutlouk est impraticable aux animaux chargés parce
qu'on a laissé se détériorer le chemin qui avait été ménagé sur les
flancs des montagnes. Du Ko-né tso, le chemin bifurque sur Rou-tog qui
se trouve par là à moins de 600 kilomètres de Kéria et d'où deux
routes se dirigent sur Lha-sa. Mais je me réserve de reprendre en
détail la question des voies de communication entre le Tibet et le Tur-
kestan dans la partie plus spécialement géographique de cet ouvrage.
A l'époque des Han les relations entre la Chine et le Turkestan se
faisaient par le Leon-lan, appelé plus tard Chan-chan, c'est-à-dire par
le pays du Lob nor, d'où la route bifurquait sur Kâchgar d'une part,
sur Khotan de l'autre. L'itinéraire par Koumoul n'était pas inconnu.
Yang Yun en parle expressément; il prétend que la route la plus
ancienne passait par le pays des Ou-soun, c'est-à-dire par Koumoul,
Barkoul, Ouroumtchi, etc., et qu'ensuite on commença à suivre une
route plus directe qui, partant de Kieou-kiouan (Sou tcheou), passait
par le pays de Kiu-seu (Pitchân) et atteignait Sou-lo (Kâchgar) en sui-
vant la pente méridionale des T'ien chan. Mais elle était entre les
mains des puissants Hioung-nou et il est probable qu'elle offrait peu
de sécurité, au moins pour ceux qui se rendaient en Chine ou en
venaient. Lorsque les Chinois tentèrent leur expédition du Ferghânah,
ils se gardèrent de se heurter au grand empire barbare. Ils établirent
d'abord un poste à T'oung-hoang (Cha-tcheou) à l'ouest de la route
précédente, puis se mirent en devoir de soumettre les bandits du Lob