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0249 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 249 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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En réusumé de 1890 à 1894 le commerce du Turkestan chinois
avec la Russie a passé de 8,500,000 francs à 13 millions environ. Pour
les intendances de Kâchgar et d'Akson les exportations sont notable-
ment supérieures aux importations (3 millions contre 2,500,000 en
1890, 5 millions contre 3,500,000 en 1894) tandis que pour les inten-
dances d'Ouroumtchi et de Khouldja elles sont inférieures en moyenne
(4, 5 contre 6,75 en trois ans). La raison en est que ce dernier pays
est surtout un pays d'élevage, presque dépourvu d'industrie. Les
exportations en consistent principalement en laines et peaux et en
bétail. Les chevaux de Karachahr sont célèbres et l'on en envoie par-
tout même sur le territoire russe, qui cependant élève un grand nombre
de ces animaux. Inversement la présence d'un gouverneur général à
Ouroumtchi, d'un maréchal mantchou et d'un général chinois à
Khouldja cause une consommation assez considérable d'objets de luxe
et de fantaisie produits par l'industrie européenne, tels que cigarettes,
eau-de-vie et liqueurs, etc. Il faut également beaucoup de chevaux
pour la remonte de la cavalerie. Au contraire les intendances de
Kâchgar et d'Akson ont une industrie active et la ville de Khotan seule
fournit une grande partie des objets manufacturés, tels que coton-
nades, tapis et feutres, qui s'exportent en Russie, et, grâce à elle, la
balance du commerce est favorable, même sur ce point, au Turkestan.
L'exportation des cotonnades de Khotan et de Kâchgar s'accroit sans
cesse, elle a monté de 2,080,000 francs à 3,060,000 en 1894, tandis
que l'importation des cotonnades russes n'a pas dépassé en cette der-
nière année 2,360,000 francs.
Aux exportations signalées plus haut il conviendrait d'ajouter l'or
et le hachich. L'entrée en Russie de métaux précieux provenant du
Turkestan chinois n'est marquée sur les statistiques que pour la somme
dérisoire de 53,000 francs. Il est probable qu'une assez importante
quantité d'or échappe aux investigations de la douane. Quant au
hachich, dont les Sartes de Transoxiane ne sont pas moins friands que
les habitants de la Kachgarie, l'importation en est interdite par le
gouvernement russe pour une raison humanitaire. Par suite il ne