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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0272 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 272 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

anciens des Grecs et des Romains et ceux encore en vigueur des Turcs
Tchouvaches. Trois jours durant, on ne fait cuire aucun aliment dans
la maison du défunt¹, car, selon les croyances primitives, la mort
entraîne une souillure. Les Turcs de l'Altay ont recours au chaman
pour purifier la tente où un décès a eu lieu. Dans le Turkestan les
parents se réunissent le troisième jour dans la demeure du défunt et
prennent part à un repas en l'honneur de celui-ci. On connaît le rôle
du repas dans les vieilles religions; c'est un véritable sacrifice. Notez en
outre que les parents seuls sont présents, le mort n'accepte que les
offrandes des membres de sa famille. Chaque jour de la semaine qui
suit, les parents s'assemblent au cimetière, puis à la maison mortuaire
afin d'accomplir les lamentations solennelles et le septième jour ils par-
tagent un nouveau repas. Autrefois le deuil prenait fin après sept jours,
au moins à Karachahr². On attachait évidemment une signification fati-
dique au nombre sept. La fête des morts, nous l'avons dit, était le 7 du
septième mois. Ainsi, chez les Turcs anciens on tournait sept fois autour
de la tente funéraire et l'on renouvelait sept fois la cérémonie du deuil.
Chez les Kazak le principal repas se donne sept jours après le décès.
Il ne faudrait pas cependant voir là une coutume exclusivement turque,
car les Arabes par exemple, faisaient sept fois le tour du tombeau de
même qu'ils font sept fois le tour de la Ka'bah. Aujourd'hui on quitte
le deuil le quarantième jour conformément aux usages musulmans et,
en même temps, on offre en l'honneur du trépassé un troisième dîner,
accompagné de musique et de danses, pratique dépourvue de sens pour
les modernes, mais par laquelle les hommes d'autrefois entendaient
rendre hommage à l'ancêtre ainsi qu'à un dieu et le réjouir dans son
sépulcre. Après un an écoulé un repas funèbre réunit encore la famille.
Tant qu'il a des parents et des descendants le mort n'est jamais négligé.