国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0277 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 277 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

membres du clan de la jeune fille qui ne veulent pas l'en laisser sortir,
les liens du clan étant aussi sacrés et indissolubles que ceux de la
famille; les unions régulières entre personnes de clans différents n'ont
dû être permises à l'origine qu'à la suite d'un traité consacré par l'éta-
blissement d'une taxe sur chaque mariage exogame¹. Ainsi cette cou-
tume, dont je ne connais pas d'autre exemple, serait le complément du
premier acte de la cérémonie nuptiale, libérant de ses obligations vis-à-
vis de son clan la jeune fille déjà libérée de ses obligations vis-à-vis de
sa famille. Arrivé à la porte de la maison de l'époux, le cortège s'arrête.
Comme la jeune fille ne peut entrer d'elle-même dans cette demeure
étrangère, où elle n'a aucun droit sans la volonté expresse de celui qui
en est le maître, les parents du jeune homme la soulèvent sur un tapis,
lui font franchir le seuil sans que ses pieds le touchent et la portent
autour d'un feu allumé à l'intérieur. C'est une façon de la présenter
aux divinités domestiques et de prier celles-ci d'agréer les hommages
de la nouvelle venue. Ce n'est point encore l'initiation proprement
dite.

3° Ici se place une coutume bizarre, qui se retrouve également chez
un grand nombre de peuples divers, et dont personne n'a fourni jus-
qu'à présent une explication satisfaisante. Pendant trois jours les nou-
veaux mariés ne doivent point voir leurs beaux-parents. Si par hasard
le gendre se rencontre dans la rue avec son beau-père, l'un et l'autre
aussitôt qu'ils s'aperçoivent s'enfuient précipitamment, chacun de son
côté, comme s'ils craignaient de commettre un crime ou un sacrilège.
Pour comprendre cette coutume il faut savoir qu'elle n'est qu'un frag-
ment, pour ainsi dire, d'un rite, presque tombé en désuétude dans le
Turkestan chinois, mais qui est encore observé en partie chez les
Sartes de l'autre côté du Pamir, et entièrement chez les Kyrghyz.
Après avoir été présentée au foyer de son mari, l'épouse est placée dans