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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0283 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 283 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

personnes. Pour faire pleuvoir, le sorcier prend une pierre de jade,
pierre sacrée que Japhet reçut de Noé et sur laquelle autrefois était
gravé le nom de Dieu, il l'attache à une branche de saule et la trempe
dans l'eau claire. Pour amener la sécheresse, il met la même pierre
dans un sachet et la lie à une queue de cheval. L'envoûtement se pra-
tique ainsi qu'il suit : le sorcier prend un fil de la longueur de la per-
sonne visée, y fixe un morceau de papier couvert de formules cabalis-
tiques, l'enfouit dans un cimetière ; quand le fil pourri casse, la
personne meurt. Les sorciers n'ont point le pouvoir de découvrir les
trésors cachés ni de rendre féconds les mariages stériles. Ils vendent
des amulettes de toute espèce, des sous, des morceaux de jade, des
bandes de papier couvertes d'écriture (toumàr, طومار), des fruits ou des
morceaux de pain consacrés, qui ont la propriété de donner de l'amour
aux indifférents (issytma, ايسيتما) ou inversement de calmer les gens trop
amoureux (sooutma, سووتما). Les divers offices de sorcellerie sont tenus
par des mollas irréguliers, incomplets comme l'on dit (tchala, چالا),
qui sont toujours coiffés du turban, affectent une orthodoxie scru-
puleuse et n'en sont pas moins en butte aux soupçons et au mépris
du clergé. A côté d'eux il y a un nombre notable de vieilles femmes,
lampir, qui cumulent avec la sorcellerie toutes sortes de métiers
louches.

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