国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0289 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 289 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

ont le droit d'aller se les procurer au grenier public jusqu'à concur-
rence de la moitié de la quantité qu'ils ont fournie à titre d'impôt. Mais
le blé étant pesé cette fois avec la balance légère (vènek djing, يَكْ جِينَك)
l'emprunteur ne reçoit que 7 pour 8 tandis qu'il est obligé de rendre
à la récolte ce qu'il a emprunté, soit en nature à raison de 9 mesures
pour 7, soit en argent à raison de 40 sapèques, au lieu de 35, par
tchayrek non pas reçu réellement, mais compté. C'est un prêt à 25
pour 100 pour 6 mois.

Outre la taxe susnommée chaque propriétaire doit fournir une cer-
taine quantité de bois, paille, foin et œufs, qui semble varier notablement
au gré des fonctionnaires et des circonstances. En 1892 on paya de ce
chef un vingtième de la récolte à Khotan et jusqu'à un dixième à
Kâchgar à cause des affaires du Pamir, qui exigèrent un certain mouve-
ment de troupes. Le tiers de la recette reste dans la poche des fonc-
tionnaires. Il est à noter que l'impôt foncier se paye en nature lorsque
les grains sont chers, en argent lorsqu'ils sont bon marché et en ce
cas au cours fixé par le préfet, lequel est égal à celui des années mé-
diocres et par suite supérieur à celui du bazar.

Après l'impôt foncier il y a l'impôt sur le bétail (mâl bâdji, مَالْ بَاجِي)
perçu 1° sur les troupeaux à raison de un mouton sur cent, un cheval sur
quarante, une vache sur trente ; 2° sur la vente des animaux à un taux
encore très variable selon les besoins de l'administration et la cupidité
des fonctionnaires. Il est régulièrement de trente sapèques (0 fr. 57) pour
un mouton et de deux tengas (1 fr. 88) pour une vache. Cet impôt se
paye chaque fois que l'animal change de propriétaire et il est à la charge
de l'acheteur, de même que les droits de vente sur les objets inanimés
(uluk bâdj, اولوباج). Ce sont surtout ces derniers droits qui font trai-
ter les Chinois de maltôtiers parce qu'ils ne sont pas conformes à la
saine tradition musulmane quoiqu'ils nous paraissent parfaitement
équitables en leur principe. Les objets fabriqués sont soumis à deux
droits consécutifs, le premier est payé par le fabricant qui veut les
vendre (3 pouls pour une pièce de cotonnade de un tenga, 5 tengas