国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0290 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 290 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

pour un tapis de 60, 20 pouls pour un feutre de 6 tengas, 10 pouls
pour un bonnet de 5 tengas, autant pour un vêtement de 6 tengas); le
deuxième est payé par le marchand qui les revend (2 1/2 pouls par
pièce de cotonnade, etc.). La laine de mouton est soumise à une rede-
vance de 10 pouls par tchayrek, les cocons de soie sont taxés à
16 pouls la livre. La ouate ne paye à Khotan qu'un droit d'exportation
hors du département (un poul par livre); mais naguère elle payait
également chaque fois qu'elle faisait l'objet d'une transaction à l'inté-
rieur, de manière que le coton payait quatre impôts successifs: 1° lors de
la récolte du coton; 2° lors de sa transformation en ouate; 3° après le
tissage; 4° après la transformation du tissu en pièce de vêtement. De
même les bottes sont sujettes à un droit de vente spécial, le cuir dont
elles sont faites a déjà payé, et le mouton qui a fourni la peau a payé
deux fois, lorsqu'il paissait dans le pâturage et lorsqu'il a été vendu. Le
mode de perception de ces taxes est assez primitif et souvent très désa-
gréable pour ceux qui en sont frappés. Le fabricant qui veut vendre
ses produits les présente au fisc, qui les marque d'un cachet après avoir
perçu la taxe. Ces produits sont-ils vendus, l'acheteur accomplit la
même formalité et il reçoit un billet où il est fait mention du lieu où il doit
vendre sa marchandise. S'il veut ensuite les vendre ailleurs ou s'il les
cède à une autre personne qui les transporte en un autre lieu que celui
convenu, un troisième droit est prélevé, égal aux précédents. Les gens
qui viennent vendre au bazar des fruits et des légumes ou autres
objets ne supportant pas le cachet du fisc, on leur applique le cachet
sur la poitrine ou sur les bras de sorte qu'ils ne peuvent faire leurs
ablutions avant d'avoir vendu toutes leurs marchandises sous peine d'a-
voir à payer une seconde fois. Il est interdit de percevoir l'impôt sur des
ventes insignifiantes, qui ne donneraient pas lieu à une recette au profit
du fisc d'au moins quatre tengas. Cette règle est fort mal observée et
souvent il n'est si petite transaction dont les agents du fisc ne tirent
quelque chose, seulement les registres officiels n'en portent point
trace et les bénéfices sont partagés par les receveurs des contributions
et le préfet.