国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0333 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 333 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

moyenne des Kazak ; ils seraient par conséquent frères des Kazak qui
occupent la province de Tourgay au sud-est d'Orenbourg. Leur
type se rapproche de celui des Kyrghyz, ils sont assez grands, plus
robustes que les hommes des oasis ; leur barbe est très noire. Leurs
femmes portent des turbans semblables à ceux des femmes Kyrghyz.
Leurs maisons sont de roseaux recouverts de boue et s'appellent
satma. Leur langue est le turc kachgarien un peu modifié par des
différences d'accent. Ils cultivent fort peu la terre, vivent surtout des
produits de leurs troupeaux, moutons, ânes, bœufs et vaches. Ils sont
bons cavaliers, ardents chasseurs et sont tous armés de fusils. Très
pacifiques d'ailleurs, ils sont grands amateurs de musique et de danse;
peu de jours se passent sans qu'ils dansent et chantent en plein air
autour de grands feux de toghrak. Quand ils reçoivent un hôte de
quelque importance qu'ils veulent honorer, ou un marchand dont ils
désirent obtenir les marchandises à bon compte, ils donnent un ma-
chrab en son honneur, le placent au milieu des jeunes femmes sans
mari ; celles-ci en dansant le frappent d'un mouchoir enroulé ; à la fin
l'hôte, prenant le mouchoir, le laisse tomber devant la femme qui lui
plaît. Les Doulân ne sont point des maris sévères. Un homme rend-il
visite à une femme qui n'est pas la sienne, en l'absence du mari, il a
soin de déposer ses galoches à la porte de la maison. Si le mari revient
et voit ces galoches, il se garde d'entrer. Quand un homme a quitté le
lieu des danses autour du feu pour regagner sa demeure et il revient
presque aussitôt, on lui demande en riant : « As-tu vu les galoches ? »
ما كَنَش كَورديَك. Les coutumes de ce genre sont trop répandues pour
qu'ils soit utile de faire des rapprochements. Il est cependant curieux
de rappeler ce qu'Hérodote dit des Massagètes (I, 202,216), qui s'as-
semblaient par troupes autour d'un feu en plein air, s'enivraient,
chantaient et dansaient et qui avaient précisément le même usage en
ce qui concerne les femmes, sauf que le carquois tenait lieu des ga-
loches. Marco Polo, de son côté, rapporte que les gens de Koumoul
donnaient à leurs hôtes de passage l'hospitalité complète. Un autre
usage, qui existait naguère parmi les habitants du bas Tarim et des