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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0364 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 364 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

plusieurs marmites. La fumée s'échappe par le trou ménagé au sommet
de la tente, ou le plus souvent se répand à l'intérieur, noire, âcre,
gluante, contribuant de notable façon à bronzer le teint des indigènes.
A droite en entrant, près de la toile, sont alignés des petits sacs conte-
nant les provisions; à gauche, les feutres et les couvertures servant de
literie sont empilés avec des selles, de la ferraille, des pots, des mar-
mites, des tasses, un mortier de pierre à piler le thé, une baratte à
beurre, des os de mouton, quelquefois un ou deux agneaux vivants, et
un tas de fumier. Le mobilier des maisons offre la même simplicité,
sauf dans les villes de quelque importance; le fourneau est semblable
à celui des tentes et la cheminée est également réduite à un trou dans
le plafond. Les maisons tibétaines (k'ang-pa), construites la plupart en
pierres plates, ont en général plusieurs étages, deux ou trois, le rez-
de-chaussée servant d'étable. Les toits sont plats, les ouvertures sont
ménagées avec parcimonie et donnent autant que possible sur la cour;
la plupart des chambres ne sont éclairées que par d'étroites embrasures;
seules, les salles d'honneur reçoivent le jour par de larges fenêtres,
garnies d'un vitrage de papier et munies d'épais volets de bois rouge.
Toute maison notable présente au premier ou au second étage une
vérandah qui n'est pas en saillie, mais est constituée simplement par
une chambre dont la paroi extérieure est supprimée. Les maisons
pauvres ont une cour sur le devant ou l'arrière, tandis que dans les
demeures riches les bâtiments sont disposés autour d'une cour intérieure
ou tcham (k'yans). Le tcham est quelquefois au premier étage, le rez-
de-chaussée étant entièrement couvert, et en ce cas il n'a point d'ana-
logue dans les constructions européennes; c'est une grande antichambre
à ciel ouvert. D'après la description un peu sommaire que les Annales
de T'ang nous donnent des maisons du Tibet au viie siècle, il semble
bien que l'architecture n'en ait pas changé depuis. Ces maisons, plus
solides que celles du Turkestan, sont en somme moins commodes, dis-
tribuées d'une manière gauche et bizarre, mais assez propres à servir
de refuge contre une agression à main armée ou de point d'appui pour
une attaque. Comme les tentes, elles ont une prédilection marquée pour