国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0399 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 399 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

taxe pour les maisons qui y sont soumises. L'état vend une partie des
produits au commerce à un tarif fixé d'avance ; il en vend une autre
partie à la population par l'intermédiaire de commissaires spéciaux,
qui eux-mêmes chargent le plus souvent les fonctionnaires locaux du
détail de l'opération ; en ce cas, le gouvernement surfait les prix confor-
mément aux besoins de sa caisse, le commissaire prélève une commis-
sion, le préfet s'adjuge un petit bénéfice, le chef de canton se dédom-
mage de ses peines et le contribuable paye la laine deux fois plus
qu'elle ne vaut. Il est certain que si le tissage était libre les prix dimi-
nueraient notablement en même temps que l'activité individuelle, au-
jourd'hui entravée, trouverait une excellente occasion de s'exercer. On
voit ainsi que les deux industries les plus importantes du Tibet, le
tissage et les arts religieux, sont en fait à peu près monopolisées par
les deux grandes puissances officielles du pays, par le gouvernement et
par les couvents.


VIII. — ÉTAT ÉCONOMIQUE (suite). LE COMMERCE ET LES ROUTES.


Le commerce offre encore moins d'issue à l'entreprise privée. Il est
en effet, presque entièrement accaparé par l'État, les lamas, les grands
seigneurs et les étrangers et il n'y a point que je sache de particulier
qui fasse du commerce sa profession régulière et exclusive, sauf au La-
dag, mais seulement parmi les musulmans. Cependant les Chinois
considèrent les Tibétains comme doués à un haut degré de l'esprit de
négoce et de brocantage. A vrai dire, ils trafiquent de toute sorte de
choses dès que l'occasion s'en présente et si l'occasion ne se pré-
sente pas, ils la font naître volontiers, offrant à tout venant
n'importe quoi en échange de quelque chose qui leur paraisse
valoir davantage. Il n'est pas facile de conclure un marché avec eux ni
surtout d'en être le bon marchand. Quand il s'agit de gagner, le Tibé-