国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0407 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 407 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

relations les plus actives; mais l'histoire et la politique en ont décidé
autrement. La plus grande partie du trafic tibétain se fait avec la Chine
et aboutit à Tong-kor, à Ta-tsien-lou et à Li-kiang, villes où sont établies
les ts'ong pon. A Tong-kor les Tibétains achètent des chevaux mongols,
du cuir, des selles et harnachements, des bottes, des chapeaux de
feutre, un peu de soieries pour les lamas, quelques cotonnades dont les
Pa-nag sont les seuls à peu près à se servir, de la farine, du tabac de
Lan-tcheou et de Si-ngan, du papier, de la quincaillerie, des marmites
de fonte et divers articles de quincaillerie, des sabres et des fusils. Ils
vendent de la laine, des fourrures, du musc, des bâtons d'encens, de
la rhubarbe et, en outre, du safran, du sucre candi, des dattes, des
coquillages et de l'ambre qu'ils ont achetés dans l'Inde anglaise. La
valeur des transactions ne paraît pas dépasser un million de francs.
Beaucoup plus considérable est le marché de Ta-tsien-lou quoique les
routes qui y conduisent ne soient pas plus brèves et même, si l'on con-
sidère comme points d'aboutissement les véritables centres commer-
ciaux, à savoir: Lan-tcheou et Tch'ing-tou, on trouve que le premier est
moins éloigné que le second de Lha-sa (2,100 et 1,940 kilomètres au
lieu de 2,170 et 2,000). Mais les pays qu'on traverse pour se rendre à
Ta-tsien-lou sont plus peuplés; tandis que le Kan-sou est pauvre, la
province de Seu-tchouen est une des plus riches et des plus populeuses
de la Chine et produit à peu près tout ce que produit la Chine; le
Tibet dépend politiquement du Seu-tchouen et Ta-tsien-lou a le mono-
pole du commerce du thé avec le Tibet comme Si-ning a le monopole
du même commerce avec la Mongolie et le Turkestan. Or le thé est de
beaucoup l'article qui se vend le plus et avec le plus de bénéfice au
Tibet. D'après les comptes officiels du li-kin, Ta-tsien-lou vend chaque
année à sa clientèle tibétaine 6 millions de kilogrammes de thé, valant,
selon la qualité, de 0 fr. 85 à 1,25 l'un à Ta-tsien-lou et de 2,25 à 4
francs à Lha-sa. Il faut ajouter à ce chiffre déjà respectable tout ce
qui passe en contrebande, principalement par Soung-p'an. Ce trafic est
une source de gros bénéfices pour les maisons chinoises de Si-ngan, qui
ont obtenu de leur compatriote le vice-roi du Seu-tchouen le privilège