国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0451 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 451 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

pouvoir temporel entre les mains du Talé lama ; mais celui-ci n'a poli-
tiquement parlant qu'un titre purement honorifique, il n'est que le
dépositaire nominal de l'autorité publique et il n'en pourrait guère être
autrement puisque par principe il est élevé au trône dès les langes ;
d'ailleurs il avilirait sa divinité à s'occuper de trop près des affaires du
monde. Le pouvoir effectif appartient à un lama qui a le titre de vice-
roi, gya-ts'ab (rgyal-ts'ab), qui nomme ou confirme tous les fonction-
naires, règle toutes les affaires de haute importance de concert avec les
ka-lon (bha-blon). Ceux-ci, au nombre de quatre, sont tous laïques,
ils ont la direction générale de l'administration, et sont dépositaires du
sceau royal, mais sont tenus de rapporter au vice-roi les affaires considé-
rables. Au dessous des ka-lon il y a 16 ou 17 collèges administratifs
de deux ou trois membres, laïques ou religieux, tels que le collège des
comptes (tsi-pon), le collège du trésor (tch'ag-dzôt), le collège des
greniers publics (nyer-ts'ang-pa), le collège de la justice (chags-
pon), etc. Les ka-lon ont autour d'eux une cour de jeunes attachés
(toung-kor = droung-khor) tous nobles de naissance, parmi lesquels
se recrute à peu près exclusivement le personnel administratif laïque.
Le territoire tibétain est divisé en 80 (?) districts administrés par des
préfets (dzong-pon = rdzong-dpon), qui, comme les fonctionnaires
chinois, cumulent les fonctions administratives, judiciaires et
financières.

Le gouvernement tibétain prélève peu d'impôts en argent, il tire le
plus souvent de chaque district des contributions en nature selon le
genre de productions propre à ce district, du beurre, des peaux, de la
laine brute, de l'orge, du blé, des pierres à aiguiser, etc. Nominale-
ment l'impôt est d'environ 1/60 du capital (1 roupie pour 5 yaks),
mais l'arbitraire des fonctionnaires accroît notablement la proportion.
De plus il y a des contributions en main-d'œuvre, fabrication pour le
compte de l'État de tissus de laine, d'armes, d'ustensiles, d'outils,
transport de bagages, construction et réparation de routes, ponts,
forts, bâtiments divers. Si, heureusement pour les contribuables,
l'État ne se prodigue pas en travaux publics, en revanche lui et ses
54