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0458 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 458 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

les autorités locales. A l'intérieur, aucun fonctionnaire, aucun abbé de
grand monastère n'est nommé sans son approbation ; il a le droit de con-
trôler les finances publiques. D'ailleurs, il est égal en dignité au Gya-ts'ab,
par conséquent supérieur aux ministres, qui n'ont que le rang de tao-t'ai
(3e rang, globule bleu clair), et à tous les fonctionnaires, qui lui doivent
donc en principe obéissance absolue. Mais son autorité n'est acceptée et
respectée qu'à condition qu'il ne la fasse pas trop sentir. Il a le droit d'ou-
lag dans tout le Tibet et comme à tous les fonctionnaires tibétains il lui est
assigné à titre d'apanage un certain nombre de cantons, où il perçoit les
impôts et exerce tous les droits de la souveraineté. C'est ainsi que le can-
ton de Dam et une partie de pays au nord du Dam-la-rkang la ressort-
tissent au légat impérial. Au Tibet comme en Mongolie la cour de
Pékin a soin d'allouer des traitements aux principaux personnages ;
c'est un signe de souveraineté en même temps qu'un moyen d'action,
assez faible, il est vrai : le Talé lama lui-même et le vice-roi touchent
de ce chef une certaine somme, les ministres reçoivent 750 francs
chacun avec quatre pièces de satin par an et l'ensemble des couvents
environ 300,000 francs.

Les Chinois, non plus ici que dans le Turkestan, ne cherchent à
tirer parti des ressources économiques du pays. Ils y entretiennent bien
un certain commerce, ils s'y sont bien réservé comme dans le Turkestan
le monopole du thé, mais ils n'ont rien fait pour améliorer les voies de
communication, perfectionner les cultures, developper l'industrie pasto-
rale, qui pourrait fournir de laine tout le sud de l'Asie, exploiter les
mines diverses dont le sous-sol semble être fort riche. Les marchandises
chinoises ne sont admises qu'en payant un droit d'une pièce d'argent
par paquet, les marchands chinois ne peuvent résider dans le pays, et il
ne leur est permis d'y pénétrer pour faire le commerce que munis d'un
billet de l'administration du Seu-tchouen, lequel n'est valable que pour
un an ; ce terme écoulé, ils sont obligés de s'en aller. Quant aux femmes
chinoises, il leur est absolument interdit à toutes, même aux femmes des
fonctionnaires et officiers en service dans le Tibet, de mettre le pied dans
ce pays. Aussi, tandis que dans le Turkestan on rencontre du moins un