国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0466 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 466 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000197
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

1877 ; après lui, son fils, sa fille, ses parents disparurent en quelques
semaines et aujourd'hui il ne reste plus un seul membre de sa famille.
Le Dé-rgyé profita du départ de Poun-ro-pa pour recouvrer son indé-
pendance et en 1890 le Mé-nyag à son tour, à l'instigation des Chinois,
se révolta et chassa les fonctionnaires de Lha-sa. En 1887 le Dé-ba-
djong intervint dans le pays des Hor K'ang-sar, en 1894 il entra en con-
flit avec les gens de Sou-rmang qu'il prétendait soumettre à l'oulag ;
mais dans les deux cas ses intrigues furent déjouées par la diplomatie
chinoise. Les Chinois, débarrassés des musulmans, avaient repris l'avan-
tage du côté du Tibet. Les pays des Hor-tsi et de Ri-bo-tch'é furent
détachés de Lha-sa, en 1886 les grands lamas de Dja-ya et de Tch'a-
mdo reçurent l'autorisation d'envoyer des ambassades périodiques à
Pékin de même que le Talé lama et le Pang-tch'en rin-po-tch'é et leur
indépendance à l'égard du Dé-ba-djong fut reconnue. Au moment où
nous écrivons, nous apprenons qu'un préfet chinois a été installé dans le
Mé-nyag. Le progrès de la puissance chinoise ne va pas sans rencontrer
des obstacles sérieux tant de la part des chefs locaux que de celle de
Lha-sa. Quoique le nom de l'Empereur ait conservé dans ces contrées
un très grand prestige moral, et que les chefs indigènes préfèrent la
suzeraineté douce et presque insensible de Pékin à la domination plus
dure et plus impérieuse de Lha-sa, cependant les efforts qu'ont fait les
Chinois pour restreindre la juridiction du Dé-ba-djong n'ont pas été
dénués d'inconvénients pour eux-mêmes. Ils ont attisé les sentiments
d'indépendance des princes voisins de leur frontière, les ont excités à la
révolte contre Lha-sa afin de les rattacher à leur autorité directe ; mais
ces princes n'avaient pas rejeté un joug pour passer docilement sous un
autre et les Chinois sentirent la difficulté de soumettre à leur loi ceux dont
ils avaient encouragé l'indiscipline. Les chefs indigènes réduisirent leurs
obligations au minimum, quelques-uns même se refusèrent à tout acte
de soumission. Le prince de Dé-rgyé n'admet pas de marchands chinois à
résider sur son territoire et ne les laisse passer sur la grande route que
moyennant finance. Les dix-sept autres états tibétains du Seu-tchouen
Tchag-la (Ltchags-la = principauté de Ta-tsien-lou), Li-t'ang, Ba-t'ang,