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0474 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 474 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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blanches et rondes pareilles à celles des Mongols, mais ce n'est qu'une
exception. Les Pa-nag semblent n'entretenir que peu de relations avec
leurs congénères tibétains du sud, dont ils sont séparés par des solitudes
de plusieurs journées de marche et ils ne les connaîtraient presque pas
s'ils n'allaient en pèlerinage à Lha-sa et s'ils ne voyaient passer chez
eux quelques caravanes de Lha-sa ou de Gyé-rgoun-do. Ce fait se
manifeste immédiatement au voyageur par la disparition de la roupie
remplacée par l'argent chinois. Les Pa-nag sont connus dans le Tsadam,
à Tong-kor et à Si-ning comme des voleurs incorrigibles quoiqu'ils
m'aient paru assez braves gens; ce ne sont que des larroneaux et non
des brigands comme les Ngo-log. Ils n'ont point de roi, mais seulement
des chefs de clans; ils sont soumis plus étroitement que les autres
Tibétains au pouvoir du légat impérial de Si-ning et lui payent des
impôts annuels.

On peut dire que l'autorité de la Chine ne s'exerce point d'une ma-
nière ferme au delà du Tsadam, de la chaîne sud du Kouk nor, du pays
des Go-mi et de Lha-brang gon-pa. Les Ngo-log ne s'occupent point du
légat impérial, autrement que pour voler ses agents à l'occasion, et le
légat impérial, de son côté, affecte de les ignorer. Dans la vaste région
qui s'étend entre le Tsadam, Tch'a-mdo et le Dam-tao la, il n'a que
deux représentants à Gyé-rgoun-do, simples interprètes (t'oung-cheu)
de son *yâ-men*, connaissant la langue tibétaine. Ces modestes agents
s'emploient de leur mieux à persuader aux petits chefs locaux de se tenir
en paix et leur médiation a parfois de bons résultats; mais cette média-
tion est d'ordre platonique, car ils n'ont point de moyens sérieux de
faire respecter leur autorité, sinon la menace d'une intervention chi-
noise. Ils n'ont aucune escorte, mais seulement quelques *dorgha* ou
gendarmes indigènes analogues aux *aptouk* de Lha-sa. Les quelques
marchands chinois qui font le commerce dans le pays ne peuvent résider
qu'à Gyé-rgoun-do et, quoique ce village dépende du Kan-sou, ils
doivent être munis de billets de l'administration du Seu-tchouen. Le
légat impérial ne délivre de billets que pour les environs immédiats du
Kouk nor et le Tsadam, et ces billets ne sont valables que pour quarante