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0481 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
Scientific Mission to High Asia 1890-1895 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / Page 481 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000197
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du Bouddha relativement à la population et à la superficie ; la principale
d'entre elles est le Ta-chou rin-po-tch'é qui réside à Koei-té. Le terri-
toire compris entre la rivière de Si-ning et le Hoang hô contient beau-
coup plus d'éléments étrangers. Les Tibétains y sont nombreux surtout
dans le district de Tong kor, à Kou-boum, couvent de 3,500 moines,
dans le village voisin où Tibétains et Chinois vivent côte à côte et le long
de la route entre Kou-boum et Koei-té. Ailleurs ils occupent quelques
villages dispersés çà et là, entre autres celui de Tchouen-k'eou sur
la rive droite du Si-ning hô presque en face de Lao-ya. Ces Tibétains
sont exclusivement agriculteurs, sont vêtus à la chinoise, mais ont
conservé leur langue et sont administrés par leurs propres chefs indi-
gènes l'ou-seu, qui dépendent du légat impérial de Si-ning et non pas
de l'administration chinoise ordinaire. Ils sont appelés par leurs congé-
nères du sud-ouest Tcha-hor, mot qui s'écrit Rgya-hor¹ et signifie les
Hor de Chine par opposition aux Hor qui vivent entre Nag-tchou et le
Kouk nor et ont gardé intacts leur costume et leurs coutumes. Les
Tibétains du Kan-sou ne sont pas plus de 200,000 individus.
Les Mongols n'ont pas mis le pied dans le Kan-sou avant Tchingiz
Khân et ne se sont installés définitivement dans quelques cantons qu'au
XVIe siècle alors qu'ils allèrent conquérir les bords du Kouk nor et le
Tsadam. Ils sont aujourd'hui, dans les limites de la province, au nombre
de 50,000 environ. Ils sont appelés Dalda par les Mongols et reçoivent
des Tibétains et des Chinois les mêmes noms que les Tibétains séden-
taires établis au sud de Si-ning hô, c'est-à-dire ceux de Tcha-hor et
de T'ou-jen (indigènes). On en compte cinq groupes séparés dont le
plus important est celui d'Ouyambou au N. N. E. de Si-ning, dans les
environs du grand couvent de Tcheibsen, le plus considérable du Kan-
sou après ceux de Lha-brang et de Kou-boum. Les quatre autres
groupes sont établis : 1° dans les environs de Ta t'oung, le long de la
rivière de ce nom ; 2° dans la petite vallée du San-tchouen, affluent de