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0497 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.2
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.2 / 497 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

le Kan-sou en contact direct avec le monde islamique par Cha tcheou,
mais les Tibétains continuaient à couper les communications. Les Kho-
tanais tentèrent de les rétablir par la force à la fin du xI° siècle sans que
nous sachions rien sur le succès de leur entreprise ; il est seulement
probable qu'elle échoua, car nous retrouvons dans la suite les Hia
aussi puissants que jamais. L'invasion des Kara Khitay et la conquête
qu'ils firent du Turkestan oriental au XII° siècle ne permit pas à l'isla-
misme de s'étendre beaucoup à cette époque. Au contraire, la destruc-
tion des Hia et la création de l'empire mongol, qui fit régner la
sécurité sur les routes et une tolérance relative dans les esprits, don-
nèrent un nouvel essor à l'expansion des serviteurs du prophète. La
population musulmane du Turkestan oriental, plus active et plus vivace
alors qu'aujourd'hui, se répandit en dehors des limites de la langue
turque, et Marco Polo constate en passant que Cha tcheou et Kan-
tcheou contenaient des colonies islamiques importantes, originaires
probablement de Khotan. Mais ce fut surtout lorsque Tourfan et Kou-
moul eurent été convertis manu militari, que, toutes les portes donnant
accès au Kan-sou étant désormais grandes ouvertes, les musulmans
pénétrèrent en nombre dans cette province, qui, désolée durant des
centaines d'années par des guerres incessantes et toujours exposée aux
invasions ou aux incursions des barbares, était encore fort peu peuplée.
Nous avons vu qu'aux environs de l'année 1380 une colonie de Tourfan
s'installa près de Si-ning et fut la souche de la population musulmane
qui entoure cette ville, qu'en l'an 1528 une colonie de Koumoul s'ins-
talla à Sou-tcheou. Il n'est point douteux qu'entre ces deux faits cer-
tifiés par les auteurs chinois d'autres du même genre se produisirent,
auxquels est due principalement l'islamisation de Kan-sou. Tourfan et
Koumoul étant les centres musulmans les plus rapprochés, ce furent
eux qui fournirent la plus grande part des colons et qui, par suite,
imposèrent à tous leur légende locale.

En concluant, nous ferons remarquer que l'islamisation de Kan-sou
est un fait de colonisation et non point de propagation religieuse.
S'il y eut dans le commencement quelques conversions, surtout parmi