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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0027 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.3
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3 / 27 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

avec beaucoup de bienveillance. L'armée de l'Islâm se reposa quelques jours
à Och. Un vendredi, l'Imâm, ayant achevé la prière, dit à ceux qui l'accom-
pagnaient : « Mes amis, il nous a été réservé à vous et à moi de conquérir
de nouvelles contrées à l'Islâm. Le pays de Kâchgar est, dit-on, entièrement
peuplé d'infidèles. Partons pour la guerre sainte ! » Puis, soulevant les
mains, il pria pour l'armée. Toute l'armée répondit : Amin. Alors il tomba
quelques gouttes de pluie en signe que la prière avait été agréée. Toute
l'armée eut le cœur illuminé de joie. L'Imâm prononça les mots : Allah
akbar ! et, la prière accomplie, il se mit en route pour Kâchgar. Après
plusieurs étapes il s'arrêta, et, dès qu'il eut dit la prière du matin, il appela
Ya'koub Khodja et lui donna l'ordre de se rendre immédiatement en Kâch-
garie. Ya'koub Khodja partit avec 60,000 hommes. Arrivé sur le territoire
kachgarien, il rencontra un poste de 4,000 hommes chargé de garder la
route. En voyant l'armée de Ya'koub Khodja, les infidèles se rangèrent en
bataille pour lui barrer le passage. A ce moment Arda Chir de Samarkand
arriva (et l'on en vint aux mains). Le résultat de la bataille fut en un mot
que les 60,000 musulmans taillèrent en pièces les 4,000 infidèles. De ceux-ci
deux hommes échappèrent qui vinrent annoncer à Cher Kianos qu'une armée
considérable, venant du côté d'Andidjân, avait fait son apparition, qu'elle
avait couché par terre les 4,000 hommes qui gardaient la route, qu'eux-
mêmes avaient non sans peine sauvé leur vie et que cette armée arrivait
derrière eux comme un ouragan. A cette nouvelle, la lumière du monde
s'obscurcit aux yeux de Cher Kianos. Sur ces entrefaites, l'armée musulmane
arriva en troupes pressées, tribu après tribu, bataillon après bataillon,
tourbillon après tourbillon. Cher Kianos rassemble le peuple de la cité. « Si
tous, grands et petits, vous m'êtes soumis, gardez bien la ville et ne laissez
pas entrer l'ennemi. » Ainsi la ville ne fut pas abandonnée à l'ennemi.
L'armée de l'Islâm s'arrêta à Bech Kerem. Arda Chir de Samarkand com-
mença le siège. Les Kâchgariens résistèrent. Le lendemain matin un tour-
billon de poussière apparut du côté d'Andidjân. C'étaient Souleymân Ochi
et Sermes¹ Khân Ochi, qui venaient avec 40 bannières blanches et 40,000
hommes, troupe tumultueuse, prête à conquérir le pays de Kâchgar et sem-
blable à un lion rugissant. Ils campèrent à l'un des côtés de la ville. Les
infidèles en perdirent la tête d'étonnement et de stupeur. A la prière pichin