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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0219 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.3
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3 / 219 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

est rejeté du S.-E. à l'E. Les renseignements des indigènes sur ce point
me font penser que le tracé du coude du Do tchou tel qu'il est porté sur
la carte de Dutreuil de Rhins est très approximativement conforme à
la réalité.

Nos explorations ont été plus restreintes dans le bassin de ce der-
nier fleuve. Cependant le cours en a été rectifié dans les environs de
Tong-bou-mdo; nous avons constaté que les levers du pandit A. K et
ceux de M. Rockhill n'avaient pas été faits avec assez de soin dans cette
région. La pente du fleuve est assez faible. Nous estimons l'altitude au
confluent du Den-gyi tchou à environ 3,880 mètres, Prjévalsky donne
3,990 mètres à 185 kilomètres plus haut. Depuis le confluent
du Tao tchou avec le Dam tchou sur une distance de 820 kilomètres le
fleuve descend de 870 mètres, soit seulement de 1m,06 par kilomètre.
Son volume près de Tong-bou-mdo peut égaler quatre fois celui de la
Seine à Paris. En aval de Tong-bou-mdo la pente s'accentue; elle est
de 2m,69 par kilomètre en moyenne de ce point à Ba-t'ang¹. C'est un
régime inverse de celui du haut Mekong. Je ne parlerai pas ici des petits
affluents du Do tchou que nous avons reconnus: le Tsa tchi tchou et le
Pa tchou à droite, le La tchou, le Tsa-ré tchou et le Ka tchou à gauche.
Je passe immédiatement au grand affluent de gauche, le Dza tchou Ngo-
log dont j'ai reconnu les sources le 30 juin et le 1er juillet 1894. La
source considérée comme la plus importante est située, d'après mes
renseignements, un peu à l'est du Low pass de M. Rockhill, sur le
versant méridional des monts Bayen Kara. Cette position correspond
assez bien aux indications de la carte chinoise, qui n'est pas mauvaise
dans cette partie, puisqu'elle place le confluent du Dza tchou et du
Tcha tchou presque exactement par rapport au point où le La tchou
se jette dans le Do tchou. Quant à l'hypothèse, d'après laquelle le
Dougboulak, vu par Krishna et par Prjévalsky, serait la source du

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