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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0190 Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3
1890-1895年の高地アジアにおける科学調査 : vol.3
Mission Scientifique dans la Haute Asie 1890-1895 : vol.3 / 190 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000197
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OCR読み取り結果

au delà à la chaîne du sud. Celle-ci sépare dans sa première partie les
bassins du Mékong et du Salouen, est coupé par le Dza tchou qui y
pratique une cluse où a passé M. Bonvalot au sud du La tchou, atteint
le fleuve Bleu probablement aux gorges Dza-ga ri et se réunissent au
delà aux monts du Mi-nyag, eux-mêmes prolongement de l'Himalaya
avec qui la chaîne du Tang la forme ainsi une immense ellipse très
allongée. On remarquera que la succession des deux directions S.
S.-E. et E. S.-E. forme une courbe dont la concavité est tournée
vers le nord selon la règle générale. On notera surtout que ce
brusque coude au S.-E. se reproduit dans toutes les chaînes que nous
avons examinées jusqu'à présent; les Nan chan, les monts du sud
de Kouk nor, les Tong-ka A-la-cha, les Doug-ri, les branches des
Bayen Kara, les prolongements des Koukchili et des Dongbouré
au sud du fleuve Bleu, la chaîne orientale du Dam tchou, les
monts de la source du Tchou-mar ont tous à peu près la même
direction, s'inclinant cependant de plus en plus au sud à mesure que
l'on s'avance vers l'intérieur du Tibet. Si l'on élevait une série de
perpendiculaires sur toutes ces chaînes on obtiendrait des sources du
Tchou-mar au sud de Kan-tcheou une grande courbe dont le centre
serait aux environs de Tourfan et dont la corde serait dirigée
à peu près au N.-E. Mais toutes les chaînes, après s'être fortement
infléchies au sud sur une certaine distance, reprennent ensuite une
même direction E. S.-E. pour enfin se reporter de nouveau au S. S.-E.,
du moins à partir des Bayen Kara, parallèlement aux rivières qui des-
cendent vers l'Indo-Chine. De cette manière les montagnes du Tibet
septentrional décrivent une série de grandes courbes concentriques
dont la concavité est tournée vers le sud, au contraire des courbes par-
ticulières qui constituent chacune d'entre elles.

Du pic trapézoïde des monts Henri d'Orléans se détache un rameau
secondaire, qui va au sud du lac Tchib-Tchang ts'o, dont la vallée a été
vue pour la première fois par M. Bonvalot, et se relie aux monts du
Tang la. Du seuil des Lièvres une chaîne parallèle, c'est-à-dire dirigée
à l'est avec une légère inclinaison au sud, coupe les cours supérieurs