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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0024 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
アフガニスタンにおけるフランス考古調査隊の記録(1922-1932年) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / 24 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000284
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OCR読み取り結果

s'agrippant aux croupes de deux zébus couchés et
adossés ¹) (fig. 26).

Statues polychromées. Tous ces fragments de statuettes, stucs et calcaires
tendres, avaient reçu une couche de peinture. On relève,
en effet, de nombreuses traces de polychromie : la cheve-
lure, les lèvres, les yeux des personnages étaient peints
au naturel ; le teint était tantôt d'un jaune un peu éteint,
tantôt rose ou blanc, on note également quelques traces
de dorure.

Peinture. Peu de sujets peints ; M. Barthoux a rapporté de
Hadda une niche qui abritait un Buddha traité en haut-
relief ; au sommet de cette niche étaient peints, à même
le plâtre, deux angelots tenant une couronne (fig. 27) ;
aux parois latérales figuraient des moines. M. Barthoux
a également noté des ébauches au trait ²) (Bagh-gai) :
"Au milieu un Buddha en marche, allant à lui, un per-
sonnage armé d'un glaive vient de frapper un adversaire
tombé sur les mains et les genoux, la tête pendante.
Derrière, une femme esquissée à larges traits".

"Un dernier personnage fait suite au Buddha ; il
tient d'une main un foudre au niveau de l'épaule, l'autre
main, détachée du corps, semble écarter les courroies qui
retiennent le glaive, c'est Vajrapāṇi le génie tutélaire
du Buddha".

Schistes Les trouvailles de Hadḍa comportent, outre les cal-
caires tendres et les stucs, de nombreux bas-reliefs
taillés dans des schistes de qualité très variable. Si,
dans l'ensemble, cette matière ingrate a donné des
œuvres susceptibles de satisfaire les exigences pieuses
des fidèles, il s'en faut qu'elles rallient les suffrages des
amateurs d'art ; stucs et schistes expriment deux ten-
dances opposées : l'art des stucateurs reste vivant parce
qu'il conserve, sans cesser de sacrifier aux exigences
rituelles de l'iconographie bouddhique, un sens aigu de
l'observation, un goût de la vie et du mouvement qui n'a
jamais été l'apanage de ceux qui s'attaquaient à cette
matière difficile et rebelle qu'est le schiste. On peut
dire des stucateurs de Hadḍa qu'ils ont assumé un rôle