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0036 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / Page 36 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000284
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notre ère. Rappelons, à ce propos, que les influences de
l'Iran sassanide se manifestent dans leur plein épanouis-
sement au IVe et au Ve siècle (groupe D et sanctuaire
de Kakrak).

Grottes A. L'ensemble de grottes A que l'on rencontre en
gravissant l'escalier intérieur qui conduit à la tête du
Buddha de 35 mètres rappelle par l'un de ses éléments,
une salle de réunion, la grotte G que nous venons
de décrire : même salle carrée, voûtée en coupole sur
doubleaux d'angles formant trompes, même vestibule.
Une cellule, sans doute destinée au moine desservant, est
venue s'adjoindre à la salle de réunion. Cet ensemble
très primitif, a été complété, plus tardivement, si l'on
en juge par le style plus élaboré de ses annexes, par une
suite de grottes qui ne sont d'ailleurs pas situées au
même étage, et auxquelles on accède par un escalier qui
aboutit à un vestibule qui sert de dégagement à une salle
de réunion octogonale à deux cellules et à un sanctuaire,
sorte de salle carrée voûtée en coupole, sans aucune
espèce de raccordement du plan rond sur le plan carré.
La salle octogonale, est à coup sûr, l'une des plus belles
grottes de Bāmiyān et son plafond appartient au type
"laternendecke", combinaison de fausses poutres tail-
lées en encorbellement dans le roc à l'imitation d'un pla-
fond de bois. La chapelle carrée, voûtée en coupole sur
doubleaux d'angle et la salle octogonale, si curieusement
plafonnée, appartiennent aux deux types architecturaux
le plus fréquemment rencontrés à Bāmiyān¹⁾. La coupole
sur doubleaux d'angle est, nous le savons, un emprunt
direct à l'architecture de la Perse ; il ne nous est pas
encore possible de fixer d'une manière absolument précise
le lieu d'origine du curieux dispositif de plafonnage en
encorbellement que nous venons de signaler. Botta a
remarqué²⁾ que "les maisons des paysans de l'Arménie,
creusées en terre et peu saillantes au-dessus du sol, sont
éclairées par une ouverture qui sert à la fois de fenêtre
et de cheminée et qui est le plus souvent disposée d'une