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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0061 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
アフガニスタンにおけるフランス考古調査隊の記録(1922-1932年) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / 61 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000284
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OCR読み取り結果

chronologique assez sûr, du fait que son type est très
voisin de celui des personnages princiers représentés
sur les monnaies inédites provenant de Ghâzni, et appar-
tenant à la série Kuṣāno-sassanide (type Napki) ¹). Mais
Kakrak se différencie de Bāmiyān, où, à cette époque (Ve
siècle), l'ornementation modelée tenait déjà une place
importante dans le programme décoratif (groupe de
grottes D) ; nous avons vu que ce n'est nullement le cas
à Kakrak.

Peintures sassanides à
Dokhtar-i-Nōshirwān.

Il nous paraît opportun, pour bien souligner le carac-
tère et l'origine des influences sassanides qui se sont
exercées à Bāmiyān, de consacrer une brève étude aux
peintures de Dokhtar-i-Nōshirwān. Le site se trouve à
quelque cent trente kilomètres au Nord de Bāmiyān entre
les villages de Roui et de Mohi, dans le cañon où coule la
rivière de Khulm. Cet endroit, assez difficile d'accès
pendant la période des hautes eaux, avait été signalé à
M. A. Foucher qui, n'ayant eu le temps de le visiter,
nous laissa le soin de le reconnaître, ce que nous fîmes
en juin 1924 ; cet examen hâtif devant être suivi d'une
étude approfondie ²) (9 au 20 novembre 1924).

La vaste composition (fig. 58), dont il ne sub-
siste plus que des vestiges, ornait le fond d'une niche
de grandes dimensions (hauteur : 18 mètres ; largeur :
10 à 12 mètres ; profondeur : 2 à 4 mètres). Creusée
dans la falaise, la niche est séparée du sol par 10
mètres de roc ne présentant que peu d'aspérités. C'est
dans la partie supérieure voûtée de la niche, mieux
abritée des intempéries que la surface plane, que se
trouvent des vestiges, encore en bon état de conservation,
de la composition qui avait orné toute la paroi. Nous
étant élevé, après des travaux pénib es, jusqu'à hauteur
des peintures, nous fûmes amené à des constatations
qui, excluant le facteur bouddhique, nous permettaient
d'attribuer le mérite de cette entreprise à l'initiative de
quelque fonctionnaire sassanide. Le sujet central, très