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0028 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / Page 28 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000284
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exécutaient encore des œuvres pleines de vie et de
mouvement. La décoration sculptée du panneau de
schiste s'associe à la lourdeur de l'ensemble: Hāriti à la
corne d'abondance et Vajrapāṇi inscrits dans des carrés
emperlés, les griffons-consoles, les Buddhas assis sous
des arbres de la Bodhi et les ornements de la base sont
d'une monotone régularité. Les "Buddhas au Grand
Miracle" représentent un thème iconographique particu-
lièrement apprécié dans les sanctuaires bouddhiques du
Kāpiśa, car d'autres statues du même type ont été mises
au jour à Pāitāvā et à Begrām (fouilles de M. Barthoux).

Un bas-relief provenant également de Pāitāvā mérite
une mention toute particulière (fig. 29): ce bloc massif
constituait la base d'une statue restée introuvable; on y
voit des donateurs barbares entourant le Bodhisattva
Maitreya; ils portent des braies et des tuniques serrées
à la taille; nous sommes ici en présence de bouddhistes
de fraîche date jaloux de donner une preuve de leur
zèle en se faisant représenter aux côtés de leur Bodhi-
sattva favori¹). Signalons enfin, pour ne pas allonger
la liste de ces trouvailles, d'un intérêt très inégal, une
statue malheureusement mutilée, nous montrant traité
avec une souplesse et des qualités d'observation inu-
sitées, un enfant appartenant à l'entourage du couple
Pañcika-Hāriti (le génie des richesses et son épouse).

M. J. Barthoux fit quelques trouvailles intéressantes
sur le site voisin de Begrām (1925). Accordons une
mention spéciale à un bas-relief en schiste²) (IIIe siècle
ap. J.-C.), qui nous montre un Bodhisattva moustachu
accueillant les dieux Indra et Brahmā qui l'invitent à
prêcher la Loi. La stèle porte à sa base une inscription
sanscrite en caractères kharoṣṭhī malheureusement
mutilée. Cette inscription, simple allusion à une dona-
tion, rappelle par la forme de certains caractères cursifs
les inscriptions de Niya (Asie Centrale) que le professeur
Lüders fait remonter au IIIe siècle de notre ère³).