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0067 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / Page 67 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000284
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Foucher, ''c'est que les *temple-caves* non plus ne sont
pas complètement achevés, mais pas plus à leur propos
qu'à celui du *stûpa*, aucune inscription contemporaine
n'est venue nous mettre dans le secret des fondateurs''.

Les grottes ''sont creusées sur une même ligne
orientée Ouest-Est, avec leur entrée exposée au Sud, dans
le pied d'une colline plus basse, située juste au Nord de
celle que devait couronner le *tope*. Quatre peuvent être
considérées comme à peu près terminées, seule la cin-
quième est restée en panne à peine commencée'' ¹).

Et M. A. Foucher de conclure: ''Au total il exis-
terait donc à Haïbâk une fondation bouddhique assez
tardive, mais complète, comprenant comme d'habitude
un *stûpa* et un *saṅghârama*, ce dernier composé de
chapelles, d'un dortoir, d'une salle de chapitre, servant
probablement aussi de réfectoires et de communs'' ²).

Le Colonel C. E. Yate et, après lui, M. A. Foucher
signalent deux autres groupes de grottes, les *hazar
sum* (turc : *ming-öi* : mille grottes), ''dans les collines à
l'extrémité septentrionale de la vallée'' et les *sum-i-
saṅgi* (litt : grottes de pierre) situées au Sud-Ouest ³).

Le capitaine Talbot eut l'occasion de se rendre aux
*hazar-sum* ⁴) (1885), ce que nous fîmes également en juin
1924. Cet énorme ensemble ne présente malheureuse-
ment aucun intérêt; les quelques vestiges de peintures
qui subsistent encore se réduisant à des décors géométri-
ques peints à même un grossier enduit de chaux.

Haïbâk seul mérite d'être retenu parce qu'il ''de-
meure avec Bâmiyân le chaînon le plus précieux que
nous possédons pour relier à travers l'Hindou-Kouch
l'art bouddhique du Gandhâra avec celui de la Bac-
triane'' ⁵) (A. Foucher).