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0070 L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1
L'Œuvre de la Délégation Archéologique Française en Afghanistan (1922-1932) : vol.1 / Page 70 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000284
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attirée par celui de Tope-é-Rustam (fig. 59). Son nom,
sa forme circulaire, ses vastes dimensions, sa situation
topographique à l'endroit où le pèlerin chinois Hiuan-
tsang signale un stûpa "haut de deux cents pieds",
enfin et surtout les débris subsistants d'un ancien revête-
ment en briques cuites, tout le désignait pour en faire
l'objet de nos premières fouilles. Nous eûmes tôt fait de
dégager les restes de la plinthe du corps cylindrique du
premier étage, lequel ne mesurait pas moins de 43 mètres
de diamètre. Nous mîmes plus longtemps à exhumer
deux des faces de la base quadrangulaire (53 mètres de
côté), laquelle était simplement construite en briques
séchées au soleil. Nous arrivâmes ainsi à nous procurer
un plan exact du monument et même à rassembler quel-
ques indications sur son histoire et les restaurations qu'il
a subies jusqu'au moment de sa destruction finale par
les envahisseurs musulmans. Mais si, au point de vue
architectural, nos recherches n'ont pas été stériles, il
n'en est pas de même en ce qui concerne la sculpture :
c'est à peine si les fouilles nous ont rendu quelques
fragments de chapiteaux en stuc, et nous en sommes
toujours à attendre l'exhumation du premier Buddha
bactrien.

"Moins que personne nous ne voudrions exagérer
l'importance du fait que notre première tentative n'a
pas été couronnée de succès. Mais comment ne pas
contraster la pauvreté décorative du Tope-é-Rustam avec
l'abondance d'images et de bas-reliefs qui sort des fouil-
les gandhâriennes ; à telles enseignes qu'il a suffi de
l'ouverture de quelques tumuli insignifiants auprès du
petit village de Sahri-Bahlol pour remplir le musée de
Peshawar. Il faut bien se dire d'ailleurs que les autres
"topes" de Balkh, sauf peut être le Nadir-Teppé¹) (fig.
60), ont un aspect encore moins prometteur que le Tope-
é-Rustam. Quand enfin nous rapprochons des résultats
négatifs de notre expérience les observations que nous
avons pu faire par ailleurs sur l'absence de bons matéri-