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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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le 27 mai 904 : en outre, le premier juin 907 la dynastie T'ang avait abdiqué. Ici encore, la région de Touen-
houang paraît avoir été peu au courant des événements qui s'étaient passés en Chine.
Des moines ont aussi participé à ces donations. Sur une peinture (Ch. xx. 005) qui, avec une erreur d'un
an dans la dénomination du nien-hao, porte la date du 25 décembre 892, on voit des religieux figurer à titre de
donateurs. Le çramaṇa Tche-kang 智 圖 et la nonne Cheng-ming (?) 勝 明 (?) sont tous deux désignés l'un
dans le cartouche central, l'autre dans l'énumération des personnages comme des 'petit-fils' ; ils doivent donc
être frère et sœur. Seuls nommés dans l'inscription principale, ils rappellent qu'ils ont fait l'offrande de cette
peinture pour le bénéfice des nonnes défuntes et des ācāryns maîtres de la discipline religieuse. Cependant ils
ont associé à leur acte religieux des membres de leur famille. Tche-kang et Cheng-ming figurent de part et
d'autre du cartouche central. Mais à côté d'eux on trouve le moine P'ou-tsing 普 淳, le moine Lang-tsing
朗 淳, une femme Miao-tchen 妙 眞, et un jeune homme Ho-tseu 和 子.
Il n'est pas facile de démêler le lien de parenté de ces divers personnages. On ne sait si Miao-tchen est la
grand'mère, la mère ou la sœur des deux principaux donateurs, ni si Ho-tseu est leur frère, leur fils ou leur
neveu. Peu importe, il est certain, en tout cas, qu'ils font partie d'une même famille dans laquelle, sur six
membres intervenant à la donation, quatre sont entrés dans les ordres et portent le costume de moine.
Ailleurs (Ch. xx. 004) une image de Kouan-che-yin à six bras et onze têtes, assistée des Bodhisattvas de la
lune et du soleil, a été offerte par le bonze Yuan-houei 元 惠 assisté de son novice Lieou-t'ong 留 通. Tous
deux sont figurés à la place réservée aux donateurs ; mais, chose exceptionnelle, on voit en face d'eux, de l'autre
côté de l'inscription votive, une figure de Maitreya.
On voit aussi des laïques mêlés à des bonzes. C'est le cas d'une autre peinture (Ch. xlvi. 0013) représentant
Kouan-yin. Un bonze et une nonne auprès de laquelle se trouve un enfant sont accompagnés de deux fonc-
tionnaires. L'état de l'inscription ne laisse entrevoir que les formules courantes et qu'il ne faut pas prendre à la
lettre. C'est un Vajrapāṇi au pied duquel figurent comme donateurs un bonze Yuan-tch'eng 願 成 tenant une
cassolette à encens et un laïque égrenant un chapelet ; ou bien encore un Kshitigarbha (Ch. i. 0012, Pl. LXII) aux
pieds duquel on voit un bonze assistant un laïque en costume de fonctionnaire et une bonzesse précédant une
femme aux riches atours.
Dans une peinture à très large ordonnance (Ch. lv. 0033 ; Th. B., Pl. XVI), on voit encore intervenir des moines
et des nonnes. Samantabhadra et Mañjuçrî s'avancent, l'un sur le lion, l'autre sur l'éléphant à six défenses, as-
sistés chacun de deux Bodhisattvas tenant un parasol à trois étages. Au-dessus d'eux, quatre Kouan-yin aux
épithètes diverses dominent ; et au-dessous, figurent les donateurs. Le nien-hao que l'inscription centrale permet
de déchiffrer est exacte. C'est la cinquième année de la période Hien-t'ong ; c'est-à-dire l'an 864.
On voit, d'un côté, le père, le bonze Chen-wei 神 威 avec trois de ses fils : T'ang-cheng 唐 晟, T'ang-siao-
cheng 唐 小 晟 et T'ang? 唐 ○. De l'autre côté, la bonzesse mendiante désignée comme la sœur aînée (?)
et la bonzesse Fou 福. Puis, deux femmes, épouses des deux frères T'ang désignés d'autre part, et dont l'une
est indiquée comme étant la treizième belle-fille.
Nous avons donc devant nous le père et la mère, entrés tous deux dans les ordres, le terme de 'sœur aînée'
qui désigne la mère, devenue religieuse mendiante, étant un terme respectueux et qu'il ne faut pas prendre à la
lettre. Une fille semble avoir suivi l'exemple de ses parents, c'est la bonzesse Fou. Trois fils demeurent dans
la vie profane, dont deux mariés.
D'autres inscriptions nous font pénétrer plus intimement dans l'âme des donateurs de Touen-houang. Elles
se rapportent toutes à des laïques, petites gens dont la vie plus simple et la foi plus naïve se sont exprimées aussi
d'une manière plus réaliste et plus touchante.
Tels sont les fragments que l'on peut déchiffrer sur une peinture mutilée (Ch. lxi. 008), qui n'est que le
fragment de gauche de la peinture Ch. lii. 004 (Pl. LXII) :
'. . . ensemble ils conversent et se divertissent : quoique leurs parents soient avancés en âge et n'aient
qu'une vigueur affaiblie et chancelante, de la matin jusqu'au soir ils ne viennent point demander de leurs
nouvelles ; ils recherchent pour eux des épouses ; ils se procurent des fils et des filles d'une autre (génération) ;
leurs parents en retour sont négligés ; ils pensent égoïstiquement à leurs femmes et à leurs enfants.'
Nous avons ici la satire des jeunes qui négligent leurs parents.
L'autre fragment, quoique très mutilé, montre quels sentiments touchants ont guidé ces donateurs de Touen-
houang. Ici, on peut déchiffrer le sujet : c'est un Paradis d'Amitābha de formule assez réduite. La partie
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