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0376 Serindia : vol.3
セリンディア : vol.3
Serindia : vol.3 / 376 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000183
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OCR読み取り結果

à droite et Avalokiteçvara à gauche,¹⁴ les Kwannon et Seichi de la Triade japonaise. Ces deux Bodhisattvas
sont eux mêmes flanqués à droite et à gauche de deux Bodhisattvas qui restent indéterminés. Sur la peinture
lv. c033, un autel est placé devant Amitābha. Des Bodhisattvas se tiennent de part et d'autre de l'autel et,
sur un espace libre, une apsaras danse, accompagnée par des anges musiciens. Tout en bas de la peinture on
voit, à droite et à gauche, derrière un autel dressé devant eux, Amitābha assisté d'Avalokiteçvara et de Mahā-
sthāma, dans des actes divers de sa prédication.

Ces dernières figurations se retrouvent sur tous les mandalas à large ordonnance de Touen-houang. Elles
prouvent à toute évidence qu'il faut renoncer à ce principe généralement accepté en iconographie bouddhique
qu'un Buddha n'est jamais répété dans la même peinture. J'ignore, du reste, sur quelle source, probablement
tardive, on s'est fondé pour une semblable affirmation. Loin d'être une exception, cette adjonction d'une repré-
sentation symétrique du Buddha principal dans la partie inférieure de la peinture est presque une règle. On la
retrouve en effet, comme on le verra plus loin, sur des mandalas consacrés à d'autres Buddhas. J'ajoute enfin
que ces figures de Buddhas se répétant, associées à elles-mêmes, ne sont pas inconnues en Inde. Je n'en veux
pour preuve que l'exemple cité par M. A. Foucher où, par deux fois, on retrouve un Buddha enseignant flanqué,
en guise d'assistants, de deux autres lui-même.¹⁵

De part et d'autre de la figure centrale d'Amitābha et derrière lui deux assistants au crâne rasé portent le
costume du prêtre. Un plan de mandala provenant de Touen-houang et classifié sous la cote Ch. 00186 nous
permet de les identifier. Car, s'il n'indique la figure centrale que par le caractère 佛, en nous donnant comme
assistants Mahāsthāma et Avalokiteçvara, il nous permet d'identifier le Buddha central et de reconnaître dans ce
croquis le plan d'un mandala d'Amitābha. Or, les deux figures qui se trouvent derrière le Buddha central sont
désignées comme Bhaishajyasamudgata à sa droite et Bhaishajyarāja à sa gauche, réincarnations respectives de
Vimalanetra et de Vimalagarbha. Il faut noter en outre que ce précieux plan de mandala comporte aussi les
quatre Rois des quatre points cardinaux ; nous ne les retrouvons pas dans ces peintures. Ces prêtres au crâne
rasé se retrouvent dans les autres mandalas d'Amitābha, aussi bien dans la peinture lvi. 0018, en plus mauvais
état que la précédente, mais mieux peintes. Tandis que la peinture lv. c033 à travers les caractères de la peinture
bouddhique chinoise des T'ang, celle-ci comporte une composition plus aisée. Les figures sont moins figées dans
leurs attitudes, les deux Bodhisattvas assistants s'inclinent dans un geste gracieux et le caractère plus indien des
chignons, des vêtements et des bijoux donne à ce mandala une valeur artistique toute différente. Il est, mal-
heureusement, en assez mauvais état. La peinture Ch. v. 001 présente cette particularité que Mahā-sthāma et
Avalokiteçvara ne sont point accompagnés de Bodhisattvas assistants. Bhaishajyasamudgata et Bhaishajyarāja
figurent tous deux à la droite et à la gauche d'Amitābha. Mais tous, prêtres ou Bodhisattvas, présentent ce
caractère particulier aux peintures à inscriptions sino-tibétaines de Touen-houang. Elles révèlent un style et des
tendances bien diverses des deux autres mandalas étudiés en premier lieu.

Nous arrivons maintenant à d'autres peintures qui nous montrent des compositions plus réduites. L'une
d'elles (Ch. c031) est encore munie, comme les précédentes, de ces scènes marginales. On voit se dresser à la
partie supérieure du tableau les palais paradisiaques ; dans la partie inférieure, incomplète, on voit se répéter deux
fois Amitābha accompagné de ses deux assistants. Sur la plateforme, devant l'autel que domine Amitābha, une
apsaras danse, mais elle est accompagnée de quatre musiciens seulement. Deux Bodhisattvas sont en adoration
de part et d'autre de l'autel ; quatre autres sont rangés le long de la balustrade ; enfin, dans la partie centrale, les
grandes figures d'Amitābha, de Mahāsthāma et d'Avalokiteçvara apparaissent. Amitābha est flanqué de deux
prêtres dans lesquels nous reconnaissons Bhaishajyasamudgata et Bhaishajyarāja ; mais aucun des deux grands
Bodhisattvas qui accompagnent Amitābha n'a d'assistants. Il y a une réduction très notable dans le nombre
des personnages ; tout a quelque chose de plus serré et de plus concis, quoique, cependant, les éléments essentiels
qui animaient les larges compositions précédentes s'y retrouvent tous. D'autre part, cette peinture présente ce
caractère particulier et ce style propre aux tableaux à inscriptions sino-tibétaines de Touen-houang.

Une autre (xlvii. 001 ; Th. B., Pl. Xi) a, au contraire, le style propre à l'époque des T'ang. Les figures sont
arrondies, plus lourdes, le modelé des chairs est obtenu au moyen d'un lavis rouge. La peinture est dépourvue de