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0378 Serindia : vol.3
セリンディア : vol.3
Serindia : vol.3 / 378 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000183
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OCR読み取り結果

de prêtres? Je n'y vois d'autre explication que celle-ci: Avalokiteçvara et Mahāsthāma sont aussi accompagnés
de leurs génies bénins et terribles. Pour Avalokiteçvara cependant, on peut aller plus loin dans l'identification, car,
dans un mandala sur lequel je reviendrai plus loin (Ch. 00102, Pl. LX) nous retrouvons ces personnages désignés,
celui de gauche sous le nom de 舍利佛, Çāriputra, et celui de droite sous le nom de 須菩提, Subhūti
(v. inf., 44-46). Le premier a la forme bénigne, le second, la forme terrible, qui se traduit dans la couleur du
visage peint en rouge.

Nous avons eu dans cette peinture l'une des formes les plus réduites du mandala. Une autre, Ch. i. co14, de
la classification de Sir Aurel Stein, nous en montre la forme la plus simple. Amitābha siège au centre, entre
Mahāsthāma à droite et Avalokiteçvara à gauche. Devant lui un autel flanqué de deux Bodhisattvas orants;
dans la partie inférieure de la peinture sont les donateurs. Il n'y a pas de forme plus réduite de mandala. Si l'on
supprime l'autel et les deux orants, on n'a plus que la fameuse triade japonaise d'Amida, de Kwannon et de
Seichi. À ce moment, le Buddha n'apparaît plus flanqué de ses deux assistants, que comme une représentation
isolée; plus rien ne rappelle la composition des mandalas à large ordonnance; et les peintures de ce genre,
outre qu'elles comportent des éléments bien connus et facilement déterminables, échappent à notre sujet.
[Indication pour l'introduction d'un long développement dont la rédaction est restée en suspens.]

V

Le Mandala de Maitreya.

Il n'y a qu'un seul mandala de Maitreya (Ch. lviii. co1, Pl. LVIII; Th. B., Pl. IX) parmi toutes les peintures
rapportées de Touen-houang par Sir Aurel Stein. D'autre part, le fait qu'une seule peinture de Buddha isolé
apparaît, par sa mudrā très caractéristique, toute pareille à celle du mandala, comme un Maitreya, démontre que
son rôle est resté limité. Dans les deux cas, si se présente du reste, non sous la forme du Bodhisattva, mais sous
celle du Buddha. C'est pourquoi je l'étudie ici, parmi les mandalas des Buddhas, suivant en cela les
indications singulières, mais péremptoires, des documents.

La représentation de Maitreya sous la forme d'un Buddha n'est pas inconnue, mais elle est assez rare. Je
crois bien au surplus, que l'on a ici la première représentation de son mandala. Maitreya, sous l'aspect du Buddha,
ne se présente que deux fois dans l'ensemble de plus de quatre cents peintures que comporte la collection de la
Mission Stein. Dans une autre occasion où il est nommément désigné, sur la peinture xx. co4 où figure aussi
une Kouan-yin, il est représenté sous la forme d'un Bodhisattva. Il a fallu probablement toute l'hétérodoxie du
Turkestan oriental pour nous livrer des peintures où le Buddha futur est représenté sous la forme d'un Buddha
parfait et où il règne, sous cette forme, dans son Paradis qui, si nous en croyons le dogme bouddhique, ne
peut être que le ciel des Tushitas. Si cette représentation est rarissime, il n'en est pas moins vrai qu'elle existe.
C'est encore un des principes sacro-saints de l'iconographie bouddhique qui disparaît.

Le mandala de Maitreya (Ch. lviii. co1) se présente sous le même aspect général que celui d'Amitābha. Au
centre, sous la forme d'un Buddha au corps jaune d'or, siège le Buddha futur. De la main droite, il fait le geste
de l'enseignement. Il est accompagné de deux Bodhisattvas assistants. Il a, à droite, un génie bénin; à sa
gauche, un génie terrible. Tous deux nous apparaissent sous la forme du prêtre; le bénin a une figure jeune,
ronde et pleine; le terrible une figure vieillie et grimaçante et un teint rouge vif. Devant Maitreya se dresse un
autel, avec, de part et d'autre, deux Bodhisattvas porteurs d'offrandes. Sur la plateforme, au-devant de l'autel,
une apsaras danse, accompagnée de musiciens. Dans l'eau, debout sur des lotus, deux enfants aux mains
jointes représentent les âmes renaissantes. Puis, toujours sur la plateforme à la riche balustrade, au-dessous de
laquelle coulent les eaux du fleuve paradisiaque, de part et d'autre du tableau, nous retrouvons Maitreya,
toujours sous la forme du Buddha, faisant de la main droite le geste de l'enseignement; il siège derrière un autel
et il est accompagné de deux Bodhisattvas aux mains jointes. Nous aurions à répéter ici ce que nous avons dit à
propos du mandala d'Amitābha sur l'habitude qu'avaient les peintres bouddhiques du Turkestan oriental de
répéter la figure du Buddha central dans les compositions à large ordonnance des mandalas.

Mais, outre les génies bénins et terribles, quatre autres figures garnissent la partie supérieure du tableau.
C'est: à la gauche de Maitreya, le Roi du Nord, Vaiçravana; à sa droite, le Roi du Sud, Virūdhaka; chacun
d'eux est accompagné non pas des deux autres points cardinaux, mais d'un porteur du foudre, d'un de
ces Vajrapāṇi que, sous la forme des Miô-ô, on retrouve comme gardiens des portes à l'entrée des temples
japonais. Ce sont le 那羅延堅固, Na-lo-yen-kien-kou (Nārāyaṇa-sūtra) et le 密迹金剛 Mi-tchô