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0161 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 161 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000257
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des «neuf luminaires» (九 耀 = 九 曜 *kieou-yao*), et paraît
s'inspirer là d'une théorie astronomique qui, ainsi qu'on le
verra par la suite de ce travail (*infra*, p. 160), ne dut pas
être connue en Chine avant la fin du vii° siècle. Mais ce n'est
pas à dire que cette recension nouvelle, qui se place ainsi
entre la fin du vii° siècle et le ix°, n'ait rien gardé de l'œuvre
primitive. Un certain nombre de fragments de l'ancien *Houa
hou king* ont été conservés par le 笑 道 論 *Siao tao louen* de
頭鷺 Tchen Louan, achevé en 570⁽¹⁾; or les éditeurs du
*Touen houang che che yi chou* ont déjà signalé qu'un chant in-
séré au *Siao tao louen* se retrouve dans le chapitre 10 rapporté
de Touen-houang⁽²⁾. Mais il n'y a pas un seul instant à sup-
poser que le passage sur Mâni remonte aussi haut. Comme on
le verra plus loin (texte n° II), la première mention certaine
du manichéisme en Chine n'est pas antérieure à 694. Tout
montre d'ailleurs que c'est seulement au cours du viii° siècle
que la religion étrangère fit de sérieux progrès. Si nous rap-
prochons de la forme Mo-mo-ni (Mâr Mani) donnée dans le
*Houa hou king* les deux autres mentions de cette forme qui nous
sont connues par des textes du viii° siècle (textes n°s V et VIII),
il apparaîtra probable que le *Houa hou king* développé doive
se placer vers le même temps, ou du moins que le passage
relatif au manichéisme y ait été ajouté à ce moment-là. Par
sa seule présence en un texte aussi populaire, il apporte un
témoignage important en faveur de la diffusion du mani-