国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0177 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
中国で発見されたマニ教に関する概論 : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / 177 ページ(白黒高解像度画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000257
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

d'un prince turc, sorte de long colophon très intéressant mal-
gré ses obscurités multiples, mais qui n'aide en rien à résoudre
le problème qui nous occupe ici. Ainsi, après avoir constaté
que le Livre des deux principes a existé en turc comme en chi-
nois, il faut renoncer à nous faire dès à présent une idée de
son contenu.

Il resterait à examiner si le Eul tsong king et le San tsi king
se laissent identifier, de par leur titre ou leur contenu pro-
bable, à certaines des œuvres de Mâni dont les écrivains occi-
dentaux ou orientaux nous ont transmis la liste. Malheureuse-
ment nous nous sentons assez mal préparés pour cette tâche.
A s'en tenir aux premières impressions, on serait tenté de voir
dans le San tsi king ou Livre des trois moments l'Epistula Funda-
menti, qui enseignait « initium, medium et finem », et de recon-
naître dans le Eul tsong king ou Livre des deux principes la pre-
mière des soixante-seize épîtres de Mâni, celle qui était intitulée
Épître sur les deux principes (1). Mais M. Cumont pense que l'Epi-
stula Fundamenti n'est elle-même que l'Épître sur les deux prin-
cipes (2) ; M. Harnack s'est rallié à cette théorie (3) ; l'opinion de
savants aussi versés dans la littérature religieuse de l'occident
et de l'orient méditerranéen est pour faire réfléchir. Les appa-
rences résultant de titres ou de mentions occasionnels peuvent
d'ailleurs être trompeuses ; nous inclinerions à prendre les
choses autrement. Aussi bien des textes turcs que des textes
chinois, il nous a paru résulter que le Livre des deux principes
et le Livre des trois moments étaient les deux livres de première