National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0192 Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1
Un traité manichéen retrouvé en Chine : vol.1 / Page 192 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000257
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

qu'au manichéisme. Or le baron Rosen a donné à Vasil'ev un
renseignement important : c'est que les Arabes ont appelé les
Zoroastriens du nom de Zemzem (Zamzam), «les chucho-
teurs» (1). Vasil'ev ajoute ce commentaire : «En fait, ils [les
Zoroastriens] vivaient même avec leurs sœurs. En chinois, il
n'y a pas de z, et les finales en m passent à n. D'ailleurs le
nom même des Sassanides a pu donner naissance à cette ap-
pellation.» Le sens de tcheng-pao nous paraît très suffisamment
établi, et nous pourrions en effet invoquer l'argument tiré de
l'inceste; quant au nom des Sassanides, il faut le laisser hors
de cause. Mais la correspondance même des deux formes est
encore plus étroite que ne le suppose Vasil'ev, car, s'il n'y a
plus aujourd'hui de z initial en chinois, il y en avait sous les
T'ang, et Siun-siun est *Zim-z'im (2). Pour intéressant que soit
le texte de Tou Houan, c'est donc à tort que les membres du
Tsong-li-yamen ont cru y trouver une mention des manichéens.

Le manichéisme, introduit en Chine par un fou-to-tan en
694, avait commencé à se répandre après la venue d'un mou-
chô astronome en 719; en 732, sa condamnation toute théo-
rique se terminait par un privilège de libre exercice pour ses
adeptes non chinois; c'était presque un succès pour la religion
étrangère. À quelques égards, la situation n'est pas sans rap-